Face au renchérissement conséquent des matières premières papier, une attitude responsable doit l’emporter. Fort d’un tissu de 6 000 entreprises, mobilisant les compétences de 70 000 salariés en emplois directs, réalisant un chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros, le secteur des industries graphiques -plus communément dénommé Imprimerie de labeur-, 4e nation graphique européenne, est aujourd’hui confronté à de multiples défis qui concernent toutes les composantes de l’offre industrielle, au demeurant hautement performante et innovante.
• Ce constat est particulièrement vrai pour les industriels du marché de l’imprimé de gestion, des documents transactionnels et commerciaux. Outre le fait que ce marché est grandement impacté par le processus irréversible de la dématérialisation, celui-ci repose sur un modèle bien spécifique où le poids des supports d’impression (papier - carton) est conséquent dans la structure des coûts de production et représente 45 à 60 % du chiffre d’affaires des entreprises positionnées sur ce marché.
• Or, précisément, le renchérissement répétitif et graduel des matières premières papetières (autocopiant, LFC, pré-print) sera en cumul, sur les 24 derniers mois, de l’ordre de 20 % pour l’autocopiant bobine et de 15 % pour le pré-print. Le niveau de ces hausses est sans commune mesure avec celle de l’ensemble des papiers impression-écriture dont le rythme sera au moins deux fois moindre sur la même période. La raréfaction des sources d’approvisionnement pour ces sortes de papiers, conjuguée à une forte réduction des capacités de production, explique en grande partie ce différentiel.
• Dans ce contexte, les industriels du marché de l’imprimé de gestion sont donc confrontés aux risques de voir leur équilibre économique et financier mis à mal par une position trop rigide des donneurs d’ordre en matière de politique tarifaire. Par voie de conséquence, la dilution de valeur subie par les fournisseurs remettrait en cause la permanente adaptation de leur offre aux exigences du marché.
Dans ces conditions, la Fédération de l’Imprimerie et de la Communication Graphique (FICG), soucieuse des intérêts des entreprises qu’elle représente, invite les donneurs d’ordre à adopter une attitude plus pragmatique et responsable. Il y va du maintien d’un outil industriel graphique réactif, performant et innovant au profit d’une offre sans cesse enrichie et élargie de plus en plus dédiée « services ».
Cette stratégie pro-active des industriels du marché de l’imprimé de gestion est reconnue par les donneurs d’ordre dont la majorité d’entre eux souligne la capacité innovatrice et la forte expertise technique de leurs fournisseurs-imprimeurs. |