Avec près de 15 millions de foyers français connectés en haut débit, la France a désormais rattrapé son retard sur Internet et l'explosion du commerce électronique ne fait que confirmer cette révolution numérique. Si, longtemps, les éditeurs se sont inquiétés du développement de l'internet, ce nouveau media leur apporte aujourd'hui un potentiel de développement insoupçonné : l'impression d'ouvrages à la demande, commandés par Internet. Un marché d'autant plus intéressant qu'il ne s'agit pas d'un transfert de marché mais de l'apparition pure et simple d'un segment qui n'existait pas jusqu'alors. Si les sites de soumission d'ouvrage pour impression à la demande sont déjà légion et font le bonheur du secteur de l'auto-édition, l'un reste encore à développer : la mise en ligne d'ouvrages pré-maquettés que tout un chacun pourra personnaliser en y intégrant, qui la photo de son enfant, qui le prénom d'un parent ou d'un collègue de travail pour recevoir, en quelques jours à peine à son domicile, un livre cartonné relatant les aventures de son petit dernier ou un roman dont le héro sera devenu - par le miracle de l'e-printing - un collègue de travail.
Ces exemples anecdotiques reflètent de fait, une nouvelle relation au livre, conduisant à une plus grande implication des acheteurs/lecteurs et une volonté de leur part d'imprimer leur empreinte sur certains types d'ouvrages. Pour les éditeurs, cette évolution n'a que des avantages, dont l'un des moindres serait de rendre le support livre "plus sexy", notamment auprès d'une cible de clientèle généralement peu attirée par le bon vieux bouquin. Dans ce contexte, les dernières technologies d'e-printing présentées par PrintFlux, le leader du secteur, semblent promues à un bel avenir dans. Notamment son module "store", qui permet à un éditeur de concevoir une boutique en ligne proposant à la vente des collections d'ouvrages classées par thématiques (BD, romans, livres d'enfants...), que leurs acquéreurs pourront personnaliser en ligne, avant d'en valider le bon à tirer et de régler leur commande par carte bancaire. Si le concept se comprend aisément, la grande force de cette solution réside dans la suite des opérations, suite des opérations dont l'internaute ne saura rien mais qui fait rêver tout chef de fabrication, même le plus blasé. C'est en effet une fois la commande réglée que tout se... précipite, pour la plus grande satisfaction de l'éditeur. PrintFlux automatise en effet les opérations de mise en page (PAO), impose les planches d'impression et les fournit en format PDF, directement ripables pour impression, accompagnées d'un job ticket en JDF directement utilisable par l'imprimeur. En bref, les opérations manuelles liées à la production disparaissent, permettant de très notables réductions de coûts, ce qui est grandement amplifié par la mise en oeuvre de technologies d'impression numériques. Quant aux données de facturation - outre la facture téléchargée par l'internaute après le paiement en ligne - elles sont directement envoyées dans le logiciel comptable de l'éditeur, ce qui apparaît comme indispensable pour assurer une montée en charge du service. Car dans le domaine du commerce électronique, une boutique n'est pas amenée à gérer quelques centaines de commandes mais plusieurs dizaines de milliers à terme. Et dans ce cadre là, l'automatisation de la production doit être totale pour éviter tout blocage du système. |