Le jugement du 21 Avril du TGI sommant l'enseigne de cesser sa campagne de publicité pour la commercialisation des médicaments non remboursés par la grande distribution, vient d'être infirmé par la Cour d'Appel de Colmar. Ce, au motif que les arguments invoqués étaient fallacieux. En première instance, les pharmaciens avaient attaqué le distributeur au motif d'une "pratique commerciale déloyale" assimilable à de la diffamation et à du dénigrement, à savoir une campagne de publicité de Leclerc comparant des médicaments à des bijoux bientôt inaccessibles. Si le TGI leur avait donné raison, la Cour d'Appel a considéré elle "qu'une parure faite de pilules et de gélules est sans doute d'une ironie un peu agressive mais qu'elle ne dépasse pas manifestement les limites de ce qui est permis en matière d'expression humoristique". En bref, qu'il n'y avait aucune diffamation et aucun dénigrement. Devant cette situation, qui ne règle pas le problème sur le fond, les pharmaciens ont indiqué qu'ils se laissaient la possibilité de poursuivre leur action. |