Les aides à la presse - 1500 millions d'euros - vont-elles totalement déstabiliser la marché de la rotative labeur ? Largement subventionnées par des fonds publics, les imprimeries de presse se dotent en effet de nouvelles rotatives d'imprimerie, leur permettant de réaliser les mêmes travaux que ceux traditionnellement réalisés par les rotativistes du labeur. Sont notamment concernés les marchés des tracts et dépliants grande distribution (GMS) et des catalogues. Cette situation est d'autant plus inquiétante que le secteur de la rotative labeur au sens large (impression et brochage) représente 300 entreprises, soit 15000 salariés, et contribue à hauteur de 280 millions d'euros par an au titre de la taxe professionnelle. |