Le jeudi 29 janvier dernier, une délégation de représentants syndicaux conduite par la FILPAC-CGT est venue présenter au siège de l’UNIC, la fédération patronale de l'imprimerie, un ensemble de revendications pour faire face à l’urgence de la situation économique et sociale rencontrée par le secteur.
Composée de représentants salariés d’entreprises qui connaissent des mutations lourdes, cette délégation a tenu à souligner les points suivants :
La recomposition brutale du secteur de l'imprimerie et le comportement des donneurs d’ordre conduisent la filière graphique à un modèle économique dépressif qui repose la question de sa chaîne de valeur et de la pérennité de ses emplois.
Le caractère illisible de certaines stratégies amène les représentants des salariés à exiger plus de transparence dans les décisions et à faire des propositions alternatives en terme d’organisation du travail.
Pour rompre avec cette spirale dépressive, les représentants des salariés ont exigé qu’un moratoire sur les licenciements économiques soit adopté et que le chantier de la rénovation de la convention collective soit relancé dans les plus brefs délais.
Les représentants des salariés ont lancé un cri d’alarme pour rappeler que nombre de salariés qualifiés du secteur qui n’avaient plus de perspectives risquaient de renforcer leur mouvement revendicatif si aucun signal fort n’était donné par la branche.
Les représentants des salariés ont appelé à une table ronde de la filière sous l’égide de l’Etat.
En réponse à ces préoccupations, l’UNIC a tenu à rappeler les axes de sa politique :
La question de la refondation de la chaîne de valeur est au cœur des préoccupations des entreprises que représente l’UNIC.
L’intégration de certaines parties de la chaîne graphique par le donneur d’ordre repose la question des rapports entre l’amont et l’aval de la chaîne et interpelle sur le positionnement stratégique des industries graphiques.
Dans ce contexte, l'UNIC précise qu'il convient :
D’améliorer de manière conséquente la réactivité du secteur et sa flexibilité.
De cultiver les niches de spécialisation.
De répondre globalement aux nouveaux marchés en se positionnant sur une offre diversifiée.
De partager les gains de productivité en établissant une nouvelle équation économique avec les clients.
En revanche, l'organisation patronale insiste sur le fait que s’il est nécessaire que la branche soit unie autour d’un plan de soutien au secteur, en mobilisant l’ensemble des moyens à sa disposition pour la reconsolider, il n’est pas du rôle de l'UNIC d’intervenir dans la stratégie de ses adhérents et encore moins dans l’adaptation de leurs effectifs.
Enfin, à l’occasion de cet échange, l’UNIC a tenu à rappeler que les partenaires sociaux étaient des interlocuteurs essentiels pour mener à bien la politique industrielle dont la branche a besoin et tout particulièrement pour valoriser les atouts compétitifs d’un secteur qui repose avant tout sur un tissu de PME familiales solidement implantées dans les bassins graphiques qu’elles font vivre.
Ben voyons, adaptabilité et flexibilité...
En bon français, ça veut dire : bosse et tais-toi, et ferme ta gueule quand tu seras viré... Et laisse-moi me remplir les poches pendant que tu pointe au chômage.
Voilà ce que veut dire le discours de l'UNIC...
Article du 09-12-2011 Le courrier des imprimeurs alsaciens au ministre Philippe Richert GraphiLine rediffuse in extenso, le courrier envoyé par l'UNIC Alsace à Philippe Richert, ministre et président de la région Alsace, région, dont les services ont subventionné un livre édité par deux éditeurs privé (dont les DNA), et réalisé... en Chine !