Mis en oeuvre en 2005 à la suite de la perte du marché d'impression de l'annuaire téléphonique qui représentait 40% de l'activité de l'usine nordiste de l'IN, ce Plan de Sauvegarde de l'Emploi concernait 95 salariés.
Si 65 d'entre eux ont depuis retrouvé une activité, 30 étaient encore à la recherche d'un emploi quand la direction de l'imprimerie a décidé de dénoncer l'accord en avril dernier, pour des raisons financières, ce PSE plombant littéralement ses comptes.
Dans ce contexte, le choix laissé aux salariés concernés est simple : soit un licenciement direct, soit le maintien pendant encore un an en congé de reclassement, sans garanties salariales. Une seconde option pour laquelle les ex-salariés ont opté en grande majorité.
Si la colère est grande à la CGT, le principal syndicat de l'IN, la direction justifie sa décision par le fait que le PSE indiquait un maintien possible en congé de reclassement, le temps de trouver un emploi, sans date limite donc, ce qui en pratique n'est pas financièrement supportable au delà d'un certain laps de temps.
Après le départ du président de l'IN, Loïc Lenoir de la Cochetière à la fin juin et alors que l'usine de Douai serait de nouveau en sureffectif de 35 personnes, les semaine qui s'annoncent à Flers ne seront sans doute pas de tout repos.