Le groupe d'imprimerie belge Evadix (43.3 millions d'euros de CA 2008 pour 350 salariés) a déposé lundi, auprès du tribunal de commerce de Tournai, une requête dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises (l'ancien concordat judiciaire) pour trois de ses filiales : l'imprimerie Casterman Printing, la société de marketing directEvadixDMS et l'imprimerie d'étiquettes Evadix Etibel.
L'ouverture de cette procédure aura pour conséquence directe de réduire les termes de paiement du groupe auprès de ses fournisseurs afin de financer un vaste plan de restructuration.
Une situation jugée indispensable par le direction d'Evadix qui doit faire face à une situation très difficile où, dans un contexte de baisse des marchés et de concurrence exacerbée, l'adaptation des coûts variables ne permet plus de faire face à des coûts fixes importants.
Initialement présent dans la distribution (Evadix Logistics en 1999) puis dans le marketing direct (Evadix DMS en 2000), le groupe Evadix, fondé par Pascal Leurquin, s'est constitué au fil des ans par acquisitions successives, la plus spectaculaire ayant été celle de l'imprimerie Casterman, fin 2002, 6 mois après sa faillite. En février 2006, il reprend l'imprimerie Etibel, fait son entrée en bourse 4 mois plus tard et rachète l'imprimerie roumaine Marcu Press International, devenue depuis Evadix MPI.
Confronté à une nécessaire restructuration de sa dette dans un contexte économique troublé, le groupe avait cédé, il y a un an tout juste, les murs de son imprimerie de Tournai, bénéficiant ainsi d'une rentrée nette de cash de près de 2.5 millions d'euros.