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Actualités Communication du 31-08-2009   
  

Coup de gueule : 1% pour en finir

Coup de gueule : 1% pour en finir

Suite à l'affichage, à Paris, d'une campagne populiste dénigrant de facto l'imprimé, dont l'annonceur est "1% for the planet" et que l'on doit à une petite agence nantaise, GraphiLine rediffuse in extenso, le coup de gueule de Rémy Carteret, de l'agence Young & Rubicam.

J’ai été abattu pour faire cette affiche : comment un pareil message peut-il franchir tous les stades de vérifications possibles et obligatoires a fortiori quand il attaque directement notre profession ?

Cette affiche me donne des envies de meurtre, mais qui abattre ?

Si l'annonceur a sa part de responsabilité en utilisant des arguments frauduleux en jouant sur l’émotionnel, l'agence, la production et plus encore l'imprimeur et l'afficheur scient – eux - la branche non pourrie sur laquelle ils sont assis...

Quel peuvent être leurs objectifs, mais surtout leurs compétences au-delà du simple aspect technique, sur quelles  allégations s’appuie l’annonceur pour avancer cette information ? 

Comment peut-on indiquer en même temps qu’un arbre à été abattu pour faire cette affiche et préciser qu’elle a été imprimée sur un papier éco-responsable ?

Nous devons tous mener des actions pour l’avenir de l’humanité, sa préservation sur la terre, des actions dans le temps pour l’homme : les consciences se réveillent, des actions émergent de toute part, soyons positifs.



Si, certes, notre filière – comme toute l’économie mondiale, les États et chacun d’entre nous au quotidien – doit encore évoluer dans ses mentalités, elle n’en a pas moins déjà pris des mesures efficaces tant en terme de contenu des messages de communication véhiculés que des moyens mis en œuvre pour les produire. Notre tort étant peut-être de ne pas l’avoir fait savoir suffisamment fortement pour combattre de telles idées reçues.

Ce type de déviance est bien souvent « l’œuvre » de prestataires n’appartenant pas à notre syndicat, ne respectant pas les règles et process en usages dans notre métier. Après s’être organisés au sein de la commission Développement Durable, conscients des enjeux environnementaux, et avec l’appui de la délégation Production Publicitaire, les membres de l’AACC (80% des professionnels du marché) se sont engagés courant 2008 à intégrer au quotidien le Développement Durable dans leurs pratiques et recommandations auprès des annonceurs. Ils se sont également et surtout engagés à réduire leur empreinte écologique : formations des équipes, référencement de prestataires et papiers éco-responsables, utilisation intelligente et mesurée (sans gâchis) du support papier (les bonnes quantités, au bon endroit…), engagements mesurables via des outils fiables… Chaque année un bilan sera publié (le 1er fin 2009), des objectifs fixés pour l’année suivante, en accord avec les institutions.

Et parce que la volonté de l’AACC est d’accompagner ses clients encore plus loin vers des choix intelligents, le développement d’un outil de mesure de l’impact environnemental à été financé avec des partenaires tels qu’Éco-Folio, l’ADEME, l’UDA, MEDIAPOST, l’UDECAM… (parmi tous les medias ceux qui utilisent du papier ne sont pas forcément les plus néfastes à notre environnement quand tous les items sont mesurés : impact sur les ressources non renouvelables, la consommation d’énergie, le changement climatique, l’acidification, l’eutrophisation, la génération de déchets, les déchets valorisés).

Nous sommes attaqués car la publicité est la partie émergée de l’iceberg, nous sommes le reflet du modèle économique dominant.

Pour autant il est grand temps de faire tomber les idées reçues sur notre profession, d’être des porte-parole auprès des institutions et du grand public ; il est grand temps également de forcer certains annonceurs à prendre leur part de responsabilité : des groupes qui encore plus aujourd’hui qu’hier privilégient l’aspect financier (cost-cutting imposés à leurs services achats), sans vouloir mesurer pour autant les impacts sociaux, économiques et environnementaux : c’est à prendre ou à laisser, tout ceci sous le couvert d’amélioration de l’impact environnemental…

Nous nous devons de défendre notre profession, il est urgent de faire savoir que :

  • quoi que l’on fasse (et le film TV VW Passat SW Blue Motion – Atmos l’exprime avec force et humour) nous impactons l’éco-système depuis toujours,
  • les forêts primaires – en très grand danger – ne sont pas attaquées par l’industrie graphique, 
  • la foresterie françaises augmente de taille chaque année, certes via des forêts gérées, elle peut ainsi remplir sa mission de puits de carbone, 
  • les principales causes de déforestation – les plus destructives - sont liées aux coupes de bois vitales aux hommes dans des pays en voie de développement : chauffage, cuisson de la nourriture, purification de l’eau…, mais également aux coupes de bois des filières ameublement et construction,
  • les papiers sont quant à eux issus du recyclage, de forêts gérées, de coupes d’éclaircies ou de résidus de scieries. Si certes fabriquer du papier est énergétivore, ce n’est pas pour autant participer à la déforestation ; des process et éco-labels ont été mis en place pour en garantir « l’éco-qualité », le papier est constitué d’éléments naturels, il est biodégradable, recyclable, il n’est pas « l’ennemi des forêts». D’un certain point de vue il contribue même à leur développement,
  • si imprimer un e-mail impacte l’environnement ce n’est pas la part papier qui consomme le plus de CO2 mais les énergies déployées. Une simple recherche sur internet consomme également de l’énergie serveurs… et enfin que la pérennité des données numériques n’est pas prouvée, et que l’on est hélas forcés de constater que certaines données non conservées sur papier sont d’ores et déjà perdues…

Alors que la révolution de la dématérialisation impacte de plus en plus nos métiers, que les nouveaux medias ou supports de communication préemptent notre quotidien (internet, e-mailing, affichage numérique, ordinateurs portables, smartphones, e-book / e-paper…), nous devons redonner son sens légitime à l’imprimé, celui d’un imprimé intelligemment mis en œuvre, mis en scène avec les autres medias, un imprimé valorisant et efficient.

Rémy Carteret
The Shop / Groupe Young & Rubicam.

 

remy-carteret
 

 

Antoine Gaillard © www.Graphiline.com
Communication, Papiers Cartons et Adhesifs

Vos réactions à l'article

La mort annoncée

Par gastelex le 09-09-2009
Début juillet, je lançais un cri d'alarme auprès des clients d'imprimeurs.
ECOFOLIO sous prétexte de "sans papier" n'a pas informé les petits éditeurs. Et ce sont des centaines de milliers d'euros qui sont en jeu. La survie d'entreprises d'édition...

ECOFOLIO ALERTE
De nombreux éditeurs de périodiques gratuits méconnaissent le système Ecofolio. Depuis 2007, chaque éditeur doit déclarer à cet organisme, qui a passé convention avec l’Etat français, le tonnage de papier mis en distribution. Faute de déclaration volontaire, une taxe
appelée TGAP est applicable.
La déclaration volontaire impose un versement, selon certaines conditions, de 35 € la tonne.
En absence de déclaration, c’est la TGAP qui est appliquée, sur la base 910 € la tonne (plus élevée que le prix de la tonne de papier). Le service des douanes est chargé du contrôle.
La déclaration 2008 a été reportée, dans un premier temps au 10 avril 2009, puis au 10 juillet 2009.
Ecofolio sert d’intermédiaire entre les éditeurs (donneurs d’ordre) et les collectivités. Toutes les collectivités n’ont pas signé de convention avec Ecofolio.
Ecofolio s’est engagé, en 2007, a lancé une vaste campagne d’information.
Le président d’Ecofolio est le président de Comareg. Le Groupe Spir est l’un des fondateurs d’Ecofolio.
A date, faute d’information, de nombreux éditeurs de gratuits ignorent l’existence d’Ecofolio ou les modalités de déclaration ou d’adhésion à cet organisme.
Un député, Charles de la Verpillère a d’ailleurs posé une question en ce sens au Ministre Jean-Louis Borloo.
Les éditeurs de gratuits non affiliés à un syndicat auraient-ils été (volontairement) laissés dans l’ignorance ? Nous ne pouvons le croire…..
Aujourd’hui, éditeur d’un hebdomadaire gratuit depuis plusieurs décennies dans le Var (Télex) je vous propose de nous réunir pour défendre ensemble nos intérêts dans le cadre d’une association représentative.
J’ai informé notre imprimeur de nos intentions.
Vous avez la possibilité de me contacter
Jean.pierregastebois@telexvar.com
 

TAXE GENERALE ACTIVITE POLLUANTES

Par pays83 le 02-09-2009
Pour être complet dans votre article, je me permets d'informer nos chers imprimeurs, petits donneurs d'ordres de fabrication de tracts et autres flyers (p.m.s), et des microscopiques éditeurs de presse gratuite régionaux qui dame parfois le pion aux gros éditeurs de presse gratuite en France. Une vague en métropole, à  déferlé d'août 2009, principalement dans le Sud de la France, de Procès Verbaux (établi par la douane française) pour non déclaration de la consommation papier soumise à  la Taxe Générale des Activités Polluantes (T.G.A.P). Cette déclaration de la consommation papier des professionnelles de l'édition aurait due être effectuée depuis 2006, pour une grande partie des donneurs d'ordre de la presse gratuite et en majorité publicitaire (pour plus de détail sur les papiers assujettis à  cette réglementation voir http://www.ecofolio.fr).

Chaque société distribuant (environ plus de 480 kg/an) d'imprimés publicitaires dans des lieux publics, en boite aux lettres, pare-brise... doit déclarer sa consommation à  Ecofolio chaque année et de se délester, l'année suivante" de 35 euros la tonne consommée.
A défaut il se fera appliquer une amende de 940 euros la tonne du papier consommée /par an. Soit pour une conso de 100 tonnes par an, ce qui n'a rien d'extraordinaire, l'horrible pollueur, contrevenant, ignorant et de bonne foi se verra notifier un redressement de 94.000 euros pour l'année échue, au lieu de, pour mémoire, 36 euros.

Certes l'environnement est primordial et nous devons tous changer nos comportements pour nos enfants, pour ma part cela ne fait aucun doute. En revanche éradiquer, en ne donnant aucune informations sur les lois édictées, toute une profession, imprimeur de labeur, distributeur de flyer, petit éditeur, petite et moyenne surface qui ont besoin de tracter leurs dépliants en ville et que personne n'averti qu'une telle taxe de 35 euros la tonne distribuée devait être déclarée. Ces gens là n'auront plus qu'à mettre la clef sous la porte.

Il se murmure que la "liste des non contributeurs" remis aux douaniers, et je n'ose y croire, a été remise par la société "ECOFOLIO" elle même. Si cela avait été le cas, cela me parait impensable, comment la société "ECOFOLIO" est rentrée tant en possession d'une telle liste ? N'aurait t"elle pas du nous informer de l'existence de ce décret de 2006 !!!

Dans cette loi, tout est sujet au paiement de la taxe: le camion à pizza, les salles de sports, les plaquettes publicitaires d'associations, les salons de coiffure; bref toutes ces sociétés ou associations qui tractent dans leur quartier pour faire connaître leur commerce et survivre.

A ce petit jeu de "tout le monde peut se faire attraper" Il pourrait y avoir, a  moyen terme, un effet domino économique et l'arroseur se trouverait arrosé.
 
 
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