La mairie de Bordeaux n'apprécierait-t-elle pas l'imprimerie ?
Telle est la question que l'on est en droit de se poser au regard de la situation catastrophique du musée de l'imprimerie de la ville et... après la fermeture du musée de l'armée et celle du musée de l'image et de la photo (Goupil)
Ce musée - véritable trésor d'archéologie industrielle - regroupe près de 180 presses d'imprimerie encore opérationnelles. Il pourrait facilement devenir l'un des lieux incontournables de tout séjour bordelais, s'il n'y avait un petit hic génant : l'état des locaux et les projets fonciers de la ville.
Créé en 1980 par des passionnés de l'imprimerie, le musée a rejoint 4 ans plus tard un ancien local industriel de 1200m2 en centre ville mis à sa disposition par la mairie d'alors, dirigée par Jacques Chaban-Delmas qui l'inaugura en personne en 1986.
Musée vivant, haut lieu d'accueil des scolaires et de tous les passionnés des industries graphiques, le musée a cependant dû fermer ses portes en 2002 du fait de l'insalubrité des lieux : un plafond à hauts risques.
L'association qui depuis lors est en quête de nouveaux locaux ou d'un plan de rénovation, est désormais confrontée à un nouveau problème de taille, son prochain déménagement forcé, la municipalité souhaitant réaliser un projet immobilier sur le site.
A ce jour, la seule piste sérieuse dont dispose l'association serait la constitution d'une maison de l'imprimerie sur la commune de Lormont, en banlieue bordelaise, en association avec le lycée technique de la ville, notamment spécialisé dans les métiers de l'imprimerie. Resterait à obtenir l'aide de la région afin de recevoir des subventions européennes dans le cadre des programmes européens de sauvegarde du patrimoine industriel.
Au moment de publier cet article, nous n'avons pu joindre personne au service culturel de la mairie de Bordeaux.