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Actualités Acheteur Print du 17-11-2009 
Imprimerie, Presse et Edition, Acheteur Print, Vie des Sociétés
Dernière minute - l'imprimerie Brodard Graphique (77) en cessation de paiement
[Classement de l'imprimerie BRODARD GRAPHIQUE] [Stand de BRODARD GRAPHIQUE]
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Coup de tonnerre dans le monde de l'imprimerie et de la presse. |
C'est une nouvelle bien inquiétante pour le secteur des industries graphiques et de l'imprimerie qui nous parvient. L'imprimerie francilienne Brodard Graphique située à Coulommiers et filiale du français Maury Imprimeur (45) viendrait d'être déclarée en cessation de paiement. Une réunion aurait lieu jeudi soir, au cours de laquelle la direction du groupe présenterait la situation aux salariés du site et leur exposerait les tenants et aboutissants de la démarche à venir. La demande de placement en redressement judiciaire devrait intervenir lundi et pourrait déboucher sur un plan de restructuration de grande ampleur, à savoir la suppression de plus d'une centaine d'emplois. Comptant parmi les plus belles unités françaises d'impression, l'imprimerie Brodard Graphique est spécialisée dans l'impression de périodiques, de catalogues et d'annuaires. Elle met en oeuvre 10 rotatives labeur dont quatre 48 pages dont une duplexable en 96 pages, une 72-80 pages, deux 16 pages et deux 8 pages, 4 lignes de massicot rotatif et 9 lignes de point métal et routage. 23ème imprimerie française selon le GraphoRama 2007, l'imprimerie Brodard Graphique réalise un chiffre d'affaires de 46 millions d'euros pour 260 salariés. |
Antoine Gaillard © www.Graphiline.com
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Classement 2008 de l'Imprimerie BRODARD GRAPHIQUE Classement réalisé auprès de 2737 imprimeries.
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Vos réactions à l'article |
Avis de disparition |
| Par Jam le 11-12-2009 |
| ″ |
Les prix sont cassés et de façon absurde. Mais peut-être y a-t-il à voir avec le comportement des imprimeurs eux-mêmes qui sans cesse se "tirent dans les pattes" du prix au prétexte de charger les bécanes. D'ailleurs quand je lis que certains patrons font des investissements pour redonner la marge aux éditeurs, c'est en fait à une forme de suicide que nous assistons. A ce rythme, cette industrie va effectivement disparaitre et la politique de cassage des prix de Maury en est le parfait exemple. L'imprimerie, comme n'importe quelle autre entreprise, ne peut vivre en vendant à perte.
Mais pour cesser cette infernale spirale il conviendrait que la profession se bouge et fasse en sorte d'imposer aux éditeurs une pratique de prix. Mais pour cela il faudrait qu'elle agisse unie. Doux rêve ?
A moins que l'imprimerie ne veuille disparaître ? A moins, aussi, que les éditeurs ne souhaitent que l'imprimerie ne disparaisse...au profit du tout numérique (ebooks) ?
Après la musique, la vidéo, les journaux, le magazine...demain le livre. Bienvenu dans l'ère du tout numérique. | |
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C'est fichu... |
| Par TOCexpert le 07-12-2009 |
| ″ |
Le premier commentaire place la question de l’avenir du secteur (et il n’est pas le seul) face au fait que les prix de ventes aujourd’hui sont égaux et par fois même inférieurs aux prix de revient avec une concurrence plus forte que jamais, avec des prix se situant 20 % en dessous. L’offre locale est donc trop chère et les clients (les bureaux de fab) se tournent vers l’étranger – hors Europe pour y trouver les niveaux prix qu’ils cherchent.
Le service, la qualité, la proximité ne sont plus déterminants, seul le prix compte.
Cela semble sans issue : un fait de la vie contre lequel il n’y a rien à faire.
Avant de mourir de sa belle mort, le secteur devrait se poser, à mon avis, ces quelques questions :
1. Fixer nos prix de vente en fonction de nos prix de revient (donc en fonction de nos coûts) est-il toujours pertinent ? Le calcul de nos prix de revient est-il un outil à la décision ou un fantôme mathématique ?
2. Le service est-il devenu un facteur secondaire pour nos clients, ou nous trompons-nous sur la qualité réelle de notre service (notamment en terme de délais) ?
Le secteur a beaucoup investi en pensant que l’augmentation de la capacité des machines suffirait à réduire les coûts de fabrication (production par lots) : est-ce que cette façon de penser - orientée prix - est toujours pertinente aujourd’hui alors que ce qui compte, on le constate partout ailleurs, c’est justement le service, la qualité et la proximité et que lorsque cette triplette est au niveau de l’excellence, le prix redevient secondaire…
Un exemple : dans le mobilier de bureau, le groupe SAMAS avait délocalisé une partie de sa fabrication de France en Chine en 2004. Ils ont tout rapatrié depuis : les économies attendues n’ont jamais été celles qui avaient été prévues, la qualité avait baissé, entraînant des insatisfactions des clients et des pertes de commandes, les délais et les stocks, du fait de l’éloignement, s’étaient considérablement allongés et pénalisaient la rentabilité de l‘entreprise.
Alors, c’est la vie, on y peut rien ? ou, on peut réfléchir et agir.
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Vive l'europe !!! |
| Par CommercialRoto le 24-11-2009 |
| ″ |
Le service n'est plus de mise, la qualité n'est plus de mise, la proximité n'est plus de mise, les amortissements ne sont plus de mise... ou allons nous? Le prix est moteur dans la décision. Comment lutter contre 20% de concurrence alors que nos prix sont en ce moment basés sur nos prix de revient, quand ils ne sont pas calculés en dessous ? Les bureaux de fab confortent cette tendance en consultant au-delà de l'Europe. Triste constat. Même si nous avons un parc machines rotatives trop important, il est clair que nos taxes de fonctionnement sont trop élevées. Subir, fléchir puis mourir... triste destinée. Entre les redressements judiciaires ou il faut rentrer de la trésorerie en cassant les prix, combien seront encore dans l'arène à s'entre déchirer dans un an ? Triste sort ou l'industrie graphique dans le domaine de la rotative se prépare à une fin assurée... | |
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La France bientôt un désert industriel |
| Par Paludier83 le 22-11-2009 |
| ″ |
Encore des emplois supprimes, quand cela s'arretera-t-il ? Bientot tout sera fabrique en Asie. Les agriculteurs n'arriveront plus a vivre de leur production. Que va-t-il rester en France ? Il faut que tous les Francais se ressaisissent et qu'ils prennent le reflexe d'acheter francais, meme si c'est un peu plus cher, car bientot ils n'auront meme plus les moyens d'acheter. | |
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