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Amazon annonce des chiffres de vente impressionnants pour son Kindle

L'eBook du distributeur américain de livres et produits culturels se vendrait à hauteur de 48 Kindle pour 100 livres noirs...

Le par  

Info ou intox, personne ne le sera jamais vraiment mais la communication d'Amazon a pour objectif de faire comprendre aux éditeurs que le marché du livre électronique a bel et bien démarré aux Etats-Unis et que son prochain marché sera l'Europe.

Selon un porte-parole d'Amazon, les clients du Kindle seraient de très gros lecteurs contents de disposer d'une quasi-bibliothèque dans leurs sacoche.

Si le raz de marée annoncé est encore à venir, un fait semble toutefois certain : le marché de l'eBook, jusqu'à présent embryonnaire, vient de démarrer. Son développement entraînera de nouveaux modes de consommation du livre et aura sans doute un impact siginifcatif sur le secteur de l'imprimerie.

Si la disparition à terme du livre papier ne semble pas être de mise, il revient toutefois aux éditeurs et aux imprimeurs de savoir faire du livre papier un objet que les lecteurs continueront à apprécier, à convoiter et à vouloir posséder.

Car plus il sera banalisé, plus le livre papier sera substituable.

Il revient donc aux professionnels de la filière de savoir créer cette valeur ajoutée, de la faire percevoir par le lecteur en évitant le piège de la tarte à la crème d'un livre, c'est un arbre coupé.

Aux écologisants de tous poils sous-informés, on pourra répondre du tac au tac, qu'un livre papier, c'est aussi du carbone stocké ! Qu'est-ce que la lignine du papier en effet, sinon du carbone stabilisé et stocké dans un support pérenne et durable ?

 

kindle-amazon-ebook

 

Dans cette démarche de valorisation du livre papier, un écueil et non des moindres semble aujourd'hui à anticiper : la convergence d'intérêt des  éditeurs et des imprimeurs. Devant le développement de l'eBook, les éditeurs, attirés par des niveaux de rentabilité plus forts (un livre numérique, ne consiste finalement qu'en un fichier PDF...) seront-ils toujours intéressés par le support papier ?

Si l'enjeu consistera sans doute pour les maisons d'édition à savoir piloter deux offres client en parallèle, le papier et le numérique, l'un des principaux dangers à éviter sera sans doute celui du piratage.

Un piratage qu'une offre numérique trop tardive ou peu adaptée à la clientèle ne fera que renforcer et encourager, à l'instar de ce que l'on a pu constater dans le domaine de la musique.

L'an 1 de l'eBook vient de débuter.

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