Parmi les différents engagements des Etats Généraux de la Presse, il en est un que les patrons de presse attendaient avec impatience car directement encaissable : l'augmentation des dépenses publicitaires du gouvernement à leur endroit.
L'engagement a été tenu.
Entre 2008 et 2009, les dépenses publicitaires de l'Etat dans nos groupes de presse tenus à bout de bras ont plus que doublé, passant de 19.6 à 41.9 millions d'euros, a précisé le Service d'Information du Gouvernement (SIG), jeudi dernier.
Le gâteau publicitaire s'est réparti entre la presse magazine (14.1 millions d'euros), la PQR (13.6 millions), la PQN (8.2 millions) et la presse gratuite (4.8 millions).
En parallèle, le gouvernement a investi 48.5 millions d'euros en télévision.
Il est curieux de noter que nos chers gouvernants investissent tant en communication pour sauvegarder un pan stratégique de l'économie française - dernier rempart de la démocratie diront certains - et qu'en parallèle, le même gouvernement permet à des entreprises d'Etat d'imprimer dans des pays à bas coûts et fait tout pour limiter ses frais d'impression, au motif, notamment fallatieux, que le papier polluerait...
Le secteur de l'imprimerie serait-il moins stratégique - glamour - que celui des médias ?
Article du 07-01-2009 Etats Généraux de la Presse : vers un statut d'éditeur internet A 24H00 heures de la remise à Catherine Albanel du Livre Vert synthétisant les recommandations des 4 pôles des Etats Généraux, l'AFP a obtenu plus de précisions quant à la commission de M. Patino, intitulée "Presse & Internet".