Ville morte à la Couronne (16) pour soutenir l'usine d'enveloppes
Touchée de plein fouet par la vague de dématérialisation qui affecte gravement le secteur de l'enveloppe, la papeterie de La Couronne (Cepap) prévoit de supprimer 30 nouveaux emplois.
C'est à 14H00 et sur proposition de la commune de la Couronne que les commerçants de la cité charentaise sont invités à baisser leur rideau dans le cadre d'une journée ville morte.
A l'origine de cette manifestation peu ordinaire et qui reflète un profond désespoir, le dernier plan social en cours à la Cepap (ex. Papeteries de la Couronne), qui prévoit 30 nouvelles suppressions de postes.
Un défilé devrait rassembler à cette occasion une bonne partie des élus, ouvriers et employés de l'usine d'enveloppes, confrontée à la chute du marché du courrier sur fond de dématérialisation des échanges.
Au même titre que les employés des raffineries de pétrole qui sont confrontés à une baisse historique de la consommation de carburant, ceux du secteur des enveloppes sont confrontés au fait que leur marché est en train de se refermer sur eux comme un piège.
Les salariés de la Cepap sont toutefois d'autant plus en colère que les résultats de leur entreprise, contrôlée par des capitaux espagnols, sont honorables, le marché ayant subi une forte concentration ces dernières années et ayant laissé la place à un oligopole bien installé.
En l'espace de 30 ans, les effectifs des Papeteries de la Couronne sont ainsi passés de 1300 salariés à 340.
Une situation qui fait anticiper le pire pour les employés restants.