Des salariés grévistes ont menacé de faire sauter l'imprimerie Brodard (77)
Il semble que l'exemple de la Sodimatex à Crépy en Valois, fasse des petits. On apprend ainsi que les salariés de l'imprimerie Francilienne Brodard Graphique (77) en restructuration, ont menacé, mardi, de faire sauter leur entreprise.
La menace n'était pas voilée : elles étaient bien là, devant l'entreprise.
Une vingtaine de bouteilles de gaz parmi les tas de palettes. Des bouteilles de gaz que les salariés grévistes de l'imprimerie francilienne Brodard Graphique (Groupe Maury), basée à Coulommiers (77), le 19ème imprimeur français selon le GraphoRama 2008, comptaient bien faire sauter s'ils ne trouvaient pas un accord avec la direction de l'entreprise (découvrir Brodard Graphique).
En cause, un plan de licenciement portant sur 86 postes, comprenant pour partie des licenciements secs mais également des reclassements sur d'autres sites du groupe Maury et notamment Malesherbes.
Dans un contexte social très tendu, les grévistes exigaient des écrits quant à la pérénisation des emplois encore existants dans l'entreprise. L'un des principaux points de désaccord avec la direction concernerait les propositions de reclassement et la modulation du temps de travail. En fin de journée, il semble qu'un accord soit intervenu et le mouvement de grève suspendu.
Dans un tract très vindicatif, la Filpac CGT dénonce toutefois la volonté de la direction du groupe d'imprimerie, au travers du mandataire social, de se vouloir se débarrasser ("éradiquer") des représentants syndicaux via ce plan social, comparant ces pratiques à des "basses oeuvres".
Faire sauter l'usine, et pourquoi pas toute la zone indus? et le reste du département?
Tout cela pour sauver les emplois des seuls syndicalistes? Et les autres, c'est de la Viande?
Je rigolerai le jour où on viendra faire le coup de la bonbonne de gaz chez les gens, je n'appelle pas ca de la négociation, mais du terrorisme.
Quand la boîte aura coulée par manque de rentrée d'argent, les syndicalistes s'enchaineront aux bonbonnes pour réclamer leurs indemnités de licenciement!! Jusqu'au boutistes!!
On pense plus à aujourd'hui qu'à demain et c'est bien le problème!
observateur de l'imprimerie lourde
Par Le chaman le 16-04-2010
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Encore une entreprise rachetée (a Hachette)et ensuite syphonée par son repreneur, Brodard en tant que filliale se voit donnée au planning les produits les moins rentable financièrement au profit de la maison mère, le groupe Maury à Malesherbe. Les dirigeants de la holding suivent en cela les traces des fumeux dirigents de l'ex Québécor dont on vois aujourd'hui ce qu'il en reste.Et les pouvoirs public laisse faire comme toujours.
"guillemets"
Par philo le 13-04-2010
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Et comment ne pas être vindicatif et qualifier autrement qu'en termes de basses oeuvres (sans guillemets) la volonté d'une entreprise de profiter d'un plan social pour se séparer de ceux... qui aident les salariés à défendre leurs intérêts légitimes, leur emploi, leur gagne pain ?
Je n'ai pas lu le texte des salariés gréviste et ne peux juger du caractère "vindicatif" de celui-ci... mais quand on travail dans un secteur, certes, fortement concurrentiel mais aux rythmes souvent forcenés et pressurisant, la colère face à un plan social est légitime, non ?
Qu'ils la fassent sauter!!!
Par Elzevir le 09-04-2010
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Qu'ils la fassent sauter!!!
Ca mettra le gouvernement devant ses responsabilités, qui laisse faire toutes ces menaces sans réagir. Et les salariés seront bien ennuyés aussi.
Et puis c'est peut être la meilleure solution pour l'entreprise elle même ? En plus pas d'indemnités de licenciement à payer. L'imprimerie était une belle profession, on a tout gâché, avec ces machines si productives.
Courage ne lâchez rien
Par kiki le 09-04-2010
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Courage les gars, nous sommes avec vous.
Il n'ya que comme ça que vous allez obtenir ce que vous souhaitez.
Article du 16-07-2010 Les Brodard brûlent le stock de papier Des salariés de l'imprimerie Brodard Graphique du groupe Maury à Coulommiers ont brûlé jeudi trois tonnes d'encre et des bobines de papier pour protester contre la liquidation judiciaire de leur entreprise.