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Christian Estrosi dénonce les cost killers avec virulence

Le ministre de l'industrie n'a pas hésité à les comparer avec des "Innovation killers".

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Christian Estrosi dénonce les cost killers avec virulence

C'est à l'occasion de son déplacement à l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Metz que Christian Estrosi, ministre de l'industrie, s'est est vertement pris aux pratiques des cost killers.

Le ministre a ainsi déploré que les entreprises françaises soient plus préoccupées par leurs coûts de production que par leur qualité de production, contrairement à leurs homologues allemandes, déclarant que le pari de la compétitivité ne se gagnait pas seulement par la réduction des coûts, poursuivant que "les cost killers" étaient des "innovation killers".

Loin de vouloir stigmatiser la fonction achat, Christian Estrosi a indiqué qu'il souhaitait "qu'il soit mis un terme aux pratiques brutales qui ruinent la performance globale de notre industrie et nuisent très fortement à l’innovation", pointant du doigt le fait que ces pratiques déplacées et choquantes étaient de plus... hors la loi en se référant à des calendriers de baisse des prix que se voient imposer certains fournisseurs sans avoir en retour aucun engagement ni de volume ni de durée de la part de leur client et aux conditions dans lesquelles se déroulent ou s'interrompent certaines transactions voire certaines ruptures commerciales qui ont lieu en dehors de toute disposition contractuelle et sans donner lieu à la moindre indemnisation".

christian-estrosi

En conclusion de son intervention, Christian Estrosi a indiqué être optimiste toutefois, avec la création de la fonction de médiateur de la sous-traitance, fonction confiée à Jean-Claude Volot et qui aurait déjà reçu une dizaine de demandes d'actions collectives en plus de 50 actions individuelles.

Le 14 Juin prochain, 20 nouvelles grandes entreprises devraient d'ailleurs signer la charte des bonnes pratiques entre donneurs d’ordres et sous-traitants, doublant le nombre de signataires.

Cette prise de conscience des politiques représente une évolution majeure qui, dans les industries graphiques et l'imprimerie, ne pourra qu'avoir des répercussions favorables.

Car face à un tissu industriel composé de PME-PMI, les grands donneurs d'ordres ont su élaborer dans certains cas, des pratiques d'achats étonnantes, mélant appels d'offres trop complexes empêchant de réaliser des cotations réalistes, remises arrières sans compensation et recours à des intermédiaires offshore.

Les print killers peuvent-ils désormais se faire du souci ?

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