Les relations avec des fonds d'investissement américains détenteurs d'une partie du capital d'une entreprise sont pas toujours simples pour les patrons français de ces mêmes entreprises.
L'exemple récent d'Accor le démontre, avec l'éviction surprise de Gilles Pélisson, qui avait pourtant appliqué à la lettre la vente par appartements des actifs immobiliers du groupe hôtelier, pour satisfaire aux exigences de Colony et Eurazéo. D'un groupe proprétaire des murs de ses hôtels, il en a fait une franchise dont les actifs sont désormais avant tout incorporels... ce qui ne lui a pas permis de sauver sa tête !
Pour Lagardère, il semble que l'activiste américain Guy Wyser-Pratte, qui cherche à faire sauter la forme juridique de commandite de la société - qui permet à son patron, Arnaud Lagardère, de la contrôler tout en étant largment minoritaire au capital - oblige à des réorganisations majeures.
Notamment dans le domaine de la presse magazine. Cette activité, qui n'aurait pas la taille critique, 700 millions d'euros dans 45 pays, serait désormais à vendre, après avoir longtemps été à la recherche d'un partenaire.
Cette cession, est annoncée comme ne concernant pas l'activité française : une démarche étonnante car on imagine mal un repreneur se contenter d'un strapontin éditorial, voire d'être obligé de reverser des royalties pour le magazine Elle.
Deux groupes tiendraient la corde, l'allemand Bauer, un des tous premiers imprimeurs français d'ailleurs et l'américain Hearst (Cosmopolitan, Harper’s Bazaar...).