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Certifications forestières, les imprimeurs tirent la sonnette d'alarme

ImpriClub, ImpriFrance et l'Observatoire du Hors Media souhaitent alerter les pouvoirs publics.

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Certifications forestières, les imprimeurs tirent la sonnette d'alarme

Au cours de ces dernières années, les imprimeurs français ont fait des efforts importants pour faire évoluer leur métier, trop souvent montré du doigt, en une industrie plus vertueuse, particulièrement en pointe en matière d’éco-responsabilité.

Parce que la confiance naît de la transparence, la profession s’est associée à l’émergence d’organismes certificateurs indépendants, pour garantir aux donneurs d’ordre la sincérité et le sérieux des engagements, contribuant du même coup, au développement rapide des certifications forestières PEFC et FSC.

Aujourd’hui, trois organisations professionnelles du secteur de l'imprimerie, ImpriClub, ImpriFrance et l'Observatoire du Hors Media font un bilan de cette démarche et relèvent que ces certifications seraient trop chères, trop chronophages et trop contraignantes :

  • Les certifications PEFC et FSC induiraient des coûts loin d’être négligeables, ce qui en interdirait l’accès aux petits imprimeurs, pourtant encore nombreux en France
  • Les contraintes administratives liées à la traçabilité et surtout la fréquence de renouvellement des audits ne seraient pas toujours compatibles avec les exigences de compétitivité imposées par le marché.
  • Enfin, les contrevenants utilisant les logos et labels sans obéir aux règles par ailleurs imposées aux entreprises certifiées, jouiraient d'une totale impunité.

Dans ce contexte, les trois organisations d'imprimeurs font 5 proposition concrètes :

  • Un renouvellement de l’audit de certification tous les 2 ans (et non annuellement).
  • Une gestion de l’utilisation des logos simplifiée, sans validation préalable, mais basée sur la responsabilité de l’imprimeur.
  • En matière de traçabilité, un seul document pour justifier de l’achat de papier certifié (facture OU B/L, non facture ET B/L).
  • Une action concertée avec la DGCCRF pour combattre plus efficacement les fraudeurs, en y associant les moyens nécessaires.
  • Une concertation élargie visant à aboutir à moyen terme à une seule et unique certification forestière.
Vos réactions

ImpriClub, ImpriFrance et l'Observatoire du Hors Media souhaitent alerter les pouvoirs publics.

Par Geoffroy le 13-10-2011
Oui à une "certaine" harmonisation qui puisse en effet permettre le mélange de papiers certifiés PEFC et FSC. Cela signifie qques évolutions comme: harmonisation sur la notion de fait générateur. Est ce la propriété du papier, ou la seule chaîne documentaire comme l'indique PEFC. La chaîne documentaire justifie bien à elle seule "le suivi" de la fibre certifiée. FSC ajoute une contrainte de propriété qui ne trouve sa justification que dans un modèle "économique" de son système.
L'usage des logos a été simplifié dans les deux systèmes, mais...sans concertation visiblement, car il y a encore de nombreuses différences comme par exemple pour les papiers recyclés.
Durée entre les audits: tous les ans parait effectivement laborieux et je pencherais plutôt sur deux à trois ans avec un audit aléatoire (mais obligatoire quand même), qui garderait en "éveil" chaque protagoniste.
Ne pas dénaturer les efforts des Systèmes de Certification pour améliorer la gestion du suivi de la fibre,... mais il s'agit aujourd'hui de faire pression pour obtenir plus de convergence entre les systèmes. Alors: ENTREZ au sein des groupes de travail de ces systèmes; SOYEZ ACTEURS de vos suppliques en prenant des responsabilités au sein de ces systèmes. Ils attendent vos engagements au travers de vos associations et fédérations.
Enfin , quel COÛT ? L'environnement a un coût! aujourd'hui comme demain! S'il s'agit d'une chaîne de contrôle, chaque maillon de cette chaîne se doit de participer à ce coût...libre à lui de jouer sur l'aspect concurrentiel. Quelle est cette part en regard de l'ensemble de votre activité et des exigences de vos donneurs d'ordres? Quel est votre discours environnemental vis à vis de ces mêmes donneurs d'ordres?
FSC et PEFC se doivent avec ou sans concertation d'aller vers plus de convergence. La course à la différenciation pousse à la lassitude des acteurs et au rejet de nombre d'entre eux alors que les deux systèmes œuvrent pour un même objectif.
Geoffroy de Montmarin/ G2MM

Monsieur

Par Henri le 13-10-2011
En fait, cela coûte quoi la certification de la chaîne de contrôle ?
Quel % du CA et quel bénéfice en terme de CA pour l'organisation ?
Je constate que l'ensemble des groupes du CAC 40 impose dans les contrats cadre imprimeur l'un ou l'autre, voire les deux systèmes.

Certifications Chaîne de Contrôle

Par Henry le 13-10-2011
Une seule certification = oui bien sûr !
En l'état actuel, il faudrait aussi évoluer sur :
- la possibilité de mélanger des papiers certifiés,
- ne pas interdire la certification d'un ouvrage pour un encart sur papier non certifié,
- avoir une documentation FSC en français,
- faire abstraction de la notion de propriété du papier,
Henry Labat

label : le moins disant

Par imprimetplus63 le 13-10-2011
Et pourquoi pas tous les 3 ans plutôt que 2, et puis alléger les contrôles, et moins d'archivage ...

Vous ne pouvez pas demander plus de rigueur à la DGCCRF et moins à la profession

Comment faites vous pour vérifier vos appros, juste avec la facture ou le BL ? et vous fournisseurs vous donnent l'un et pas l'autre ?

On dévalorise les labels avec de telles revendications démagogiques, est-ce que vous faite un bilan et des tableaux de bords tous les 2 ans ?

Alors oui, ce qui est simple fonctionne bien, mais ne confondons pas la simplicité et "le laisser aller", une organisation peut dériver en 6 mois alors le contrôle tous les 2 ans ?????

Oui à la responsabilisation des entreprises certifiées et la souplesse sur l'utilisation des logos
Oui au contrôles et aux sanctions fortes sur les fraudeurs

Et oui aux certifications et aux audits externes, qui si ils sont bien compris et utilisés permettent de progresser

les certifications forestières

Par Yves le 12-10-2011
Complètement en accord avec mes confrères offsettistes, moi qui suis imprimeur numérique , "obligé" par l'accord cadre d'un grand groupe (11% de mon CA) d'obtenir une de ces certifications (en cours). Je suis en outre membre d'un groupement professionnel de 23 membres et nous sommes prêts à associer notre petite voix à la démarche.
Pour ma PME de 12 personnes, le coût et le temps sont de sujets sensibles;

trop lourd et peu flexible

Par PrintSchmid le 12-10-2011
Les remarques de l'article sont justes. De plus l'utilisation du logo FSC est compliquée, rigide et mal adaptée aux créations graphiques actuelles. Le rythme de deux ans est suffisant. Une fois certifiée vous êtes noyé de documents administratifs et d'informations inutiles.
les processus sont trop détaillés et demandent trop de documents à archiver. De plus les auditeurs sont souvent dans l'impossibilité de répondre à des questions pointues sur des imprimés avec un certains nombre de sous-produits.
Par contre il ne faut pas tomber dans le travers inverse et ouvrir la porte à un système bon marché sans contrôle qui ferait perdre la crédibilité du certificat. En bon Suisse je dirai qu'un juste mileiu doit être rapidement trouvé.
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