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Web to Print - le coup de poignard dans le dos d'Adobe aux imprimeurs

En annonçant l'arrêt du développement du langage Flash pour mobile - notamment les tablettes - l'éditeur américain signe l'arrêt de mort de nombreuses applications web to print développées en Flex, actuellement sur le marché.

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Web to Print - le coup de poignard dans le dos d'Adobe aux imprimeurs

Il y a quelques semaines, mon article annonçant la fin prochaine du langage Flash et sa répercussion directe sur les applications web-to-print basées sur ce langage a créé la polémique.

Or, à la lecture du dernier communiqué d'Adobe, il s'avère justement que ce que je dénonçais alors, va finalement arriver.

Adobe a en effet décidé de stopper tout support de Flash pour des applications mobiles (et la TV également), smartphones mais surtout tablettes.

Ce qui signifie que très rapidement, les solutions web to print développées en Flex/Flash ne seront plus opérationnelles, sur des applications mobiles. Concrètement, un commercial en Grande Distribution (GMS) qui commandait la PLV pour les magasins de son secteur au travers d'une application Web to Print (W2P) mise en place par un imprimeur ou une plateforme, en utilisant son iPad, ne pourra plus le faire.

Une situation intolérable pour les donneurs d'ordres qui fait déjà froid dans le dos à bon nombre d'imprimeurs, totalement désemparés.

Car ne nous y trompons pas : l'arrêt du développement du langage flash pour les applications mobiles sonne le glas de ce langage à court terme, alors qu'il se vend déjà une tablette pour deux portables de par le monde.

Dans le domaine du web to print, toutes les applications développées en Flex - dont certaines très connues - sont donc condamnées, ce qui est d'autant plus grave que bon nombre d'imprimeurs ne se sont jamais posé de question à ce sujet, qui seront alertés par leurs clients quand ces derniers ne pourront plus y accéder...

L'enseignement à tirer de cette catastrophe annoncée est que l'une des premières questions à se poser, pour un imprimeur passant au web to print, concerne la pérénité et l'indépendance du langage utilisé pour développer l'application qu'il choisit.

S'il faut aujourd'hui bannir le Flex ("Flash Free"), il est navrant de constater que bon nombre de consultants et de développeurs, rémunérés à la journée, n'ont jamais tiré la sonnette d'alarme dans ce domaine.

Pensant sans doute qu'un jour, l'imprimeur affolé et dans l'urgence, reviendrait vers eux pour mettre en place une nouvelle solution...

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