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Web to Print - le coup de poignard dans le dos d'Adobe aux imprimeurs

En annonçant l'arrêt du développement du langage Flash pour mobile - notamment les tablettes - l'éditeur américain signe l'arrêt de mort de nombreuses applications web to print développées en Flex, actuellement sur le marché.

Le par  

Il y a quelques semaines, mon article annonçant la fin prochaine du langage Flash et sa répercussion directe sur les applications web-to-print basées sur ce langage a créé la polémique.

Or, à la lecture du dernier communiqué d'Adobe, il s'avère justement que ce que je dénonçais alors, va finalement arriver.

Adobe a en effet décidé de stopper tout support de Flash pour des applications mobiles (et la TV également), smartphones mais surtout tablettes.

Ce qui signifie que très rapidement, les solutions web to print développées en Flex/Flash ne seront plus opérationnelles, sur des applications mobiles. Concrètement, un commercial en Grande Distribution (GMS) qui commandait la PLV pour les magasins de son secteur au travers d'une application Web to Print (W2P) mise en place par un imprimeur ou une plateforme, en utilisant son iPad, ne pourra plus le faire.

Une situation intolérable pour les donneurs d'ordres qui fait déjà froid dans le dos à bon nombre d'imprimeurs, totalement désemparés.

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Car ne nous y trompons pas : l'arrêt du développement du langage flash pour les applications mobiles sonne le glas de ce langage à court terme, alors qu'il se vend déjà une tablette pour deux portables de par le monde.

Dans le domaine du web to print, toutes les applications développées en Flex - dont certaines très connues - sont donc condamnées, ce qui est d'autant plus grave que bon nombre d'imprimeurs ne se sont jamais posé de question à ce sujet, qui seront alertés par leurs clients quand ces derniers ne pourront plus y accéder...

L'enseignement à tirer de cette catastrophe annoncée est que l'une des premières questions à se poser, pour un imprimeur passant au web to print, concerne la pérénité et l'indépendance du langage utilisé pour développer l'application qu'il choisit.

S'il faut aujourd'hui bannir le Flex ("Flash Free"), il est navrant de constater que bon nombre de consultants et de développeurs, rémunérés à la journée, n'ont jamais tiré la sonnette d'alarme dans ce domaine.

Pensant sans doute qu'un jour, l'imprimeur affolé et dans l'urgence, reviendrait vers eux pour mettre en place une nouvelle solution...

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Vos réactions

l'obsolescence pogrammée

Par Jean-Paul le 17-11-2011
Encore un enorme enjeu financier à la clé : on change de techno volontairement pour pouvoir revendre sans cesse les mêmes applications au client final, la véritable vache à lait dans cette affaire... Ce concept bien connu s'appelle l'obsolescence pogrammée. Cela ne fait que renforcer mon attachement pour le logiciel libre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsolescence_programm%C3%A9e

Point de vu d'un geek

Par JB le 17-11-2011
"L'enseignement à tirer de cette catastrophe annoncée est que l'une des premières questions à se poser, pour un imprimeur passant au web to print, concerne la pérénité et l'indépendance du langage utilisé pour développer l'application qu'il choisit."

Je crois qu'une autre question utile pourrait être : est-ce ce que ce langage/cette plateforme est bien fichu ?

Le monde Linux est peuplé de gros barbus aux cheveux gras souvent complètement incapables de comprendre les besoins des imprimeurs et graphistes parce que "l'apparence ça compte pas", je vous l'accorde. Mais cela fait bien longtemps dans cet univers que Flash est très décrié, notamment pour sa lenteur et ses nombreuses failles de sécurité.

Flash est une usine à gaz. Certes, on peut rapidement faire avec des trucs jolis. Mais voilà, faire rapidement des trucs jolis mais complètement bidons techniquement ne permet pas de produire des solutions pérennes, même quand il y a une grosse société comme Adobe derrière.

Flash était trop gros, trop lent pour supporter le passage aux plateformes mobiles.

Bref, je ne voudrais pas trop jouer au programmeur pur et dur (et d'ailleurs je trouve la bataille entre graphistes/créatifs/imprimeurs et programmeurs regrettable : personne ne semble vouloir écouter les besoins de l'autre), n'empêche que des fois, si on vous dit qu'une technologie est nulle, c'est pas pour rien.

Flash

Par ATL le 16-11-2011
La création de contenue flash et incontournable comme les produits Adobe! Les inconditionnels de Apple qui sont les premiers clients de l'armada créatif Adobe devrait soutenir leur outil de travail!!

Arrêt de Flash par Adobe

Par Jean-François le 14-11-2011
Bonjour,

Je suis assez surpris du contenu de votre article car il révèle un certain nombre d'informations erronées à commencer par la présence même de Flash sur les smartphones et tablettes. Il me semble important de préciser que Apple a banni la technologie Flash de ses produits mobiles (iPhone, iPad, iPod) pour des questions de ressources matérielles et système (usage du CPU et autonomie de la batterie). Dès lors, les seuls produits laissant fonctionner Flash tournent sur Androïd. Même Microsoft a décidé de plus soutenir Flash dans ses futures versions de Windows et windows mobile.
Adobe ne plante pas un couteau dans le dos, elle réoriente ses développements vers HTML5, et aux développeurs des solutions de W2P de s'adapter. RIM a annoncé reprendre pour son compte le développement des plugin Flash, mais en a-t-elle les moyens ?
N'oublions pas que lorsque Apple a présenté l'iPhone 1, S.Jobs a décrit Flash comme une technologie "préhistorique" : force est de constater qu'il a vu juste, force est de constater que les éditeurs de solutions W2P ont persisté sur une technologie qui allait devenir obsolète.

Qui plante un couteau dans le dos des imprimeurs ? Adobe ou les éditeurs qui ne migrerons pas vers HTML5 ?

Cdt

Abandon du format Flash : Adobe en W2P killer ?

Par Mouton à 5 pattes le 14-11-2011
Il semble fort illusoire de penser que les dizaines, centaines voire milliers d'offres "W2P" soient (comme ce l'est par deux fois suggérés dans vos éditos alarmistes) dans le viseur d'Adobe qui a vraisemblablement d'autres 'chats à fouetter'....
D'autre part, les consultants conseillent ce qu'ils pensent être juste à l'instant "T".. c'est aux fournisseurs de solutions de W2P de s'adapter en fonction des évolutions (ou régressions) technologiques du moment.
A chaque problème... une ou plusieurs solution(s).
PS : je ne travaille pas chez Adobe et je ne suis pas consultant....

Pour PmLondon

Par Thomas le 14-11-2011
@ PmLondon :
On est maintenant loin du Gif....

http://openrise.com/lab/PlasmaTree/

Et ce n'est qu'un exemple...

La technique du média web est comme la technique de l'imprimé : mal comprise donc mal exploitée.

Une évidence attendue depuis longtemps

Par Stephan Herby le 14-11-2011
Flash est en perte de vitesse depuis plusieurs années : Annonce de Apple de ne pas supporter cette technologie dans ses mobiles - Développement de l'HTML5 - Annonce aujourd'hui d'Adobe + Annonce de Microsoft de délaisser SiIverfast
Le fait est qu'il aurait fallu rester informé pour savoir que qu'il y avait du changement dans ce secteur. Ce n'est pas vraiment un coup de poignard dans le dos, mais plutôt un clou enfoncé !
De plus, développer sur une technologie propriétaire a toujours été à risques... dont celui de subir les changements de politique de développement d'une entreprise.
En fait, en temps que développeur de sites Internet, je dirais plutôt que dans ce secteur, nous nous attendions une telle nouvelle...
Quand au développement d'animation, il existe aujourd'hui un tas de technologie pour contourner Flash, ce n'est donc pas un problème...

?

Par nicomo le 14-11-2011
PmLondon: «Comment va t'on créer du contenu interactif ou encore plus simple une animation sans cet outil? Du gif animé...»

vous êtes serieux là? c'est un blague, non?

une réaction vide de sens

Par PATRICK RENZI le 14-11-2011
franchement je m'étonne de lire une réaction de surprise aussi déplacée que la vôtre... évidemment que le flash était condamné...

il ne fallait pas être devin pour prédire un tel avenir et ceux qui ont développé des applications qui y font appel ont été bien imprudents. Dès l'instant où Apple refusait tout accord avec Adobe, c'était la fin du Flash assuré....

Et puis alors? ce ne sera pas la fin du monde pour autant et d'autres applications viendront combler ce vide en apportant par la même occasion ses nouveautés et ses apports technologiques... ainsi va le monde du business... il faut bien que les choses évoluent... alors rangez vos mouchoirs, demain sera un autre jour... meilleur bien évidemment dans le monde des affaires, pleurer sur le passé de la nostalgie n'a jamais été source de revenus...

si vous avez 2 mn, lisez le mag'auto.fr, ça vous changera les idées www.lemagauto.fr bonne journée quand même

entièrement d'accord

Par Jean Pierre le 14-11-2011
Je suis entièrement d'accord avec l'article : recoder une appli en HTML 5 en partant de Flex, ça revient à tout refaire, de A à Z, en codant dans le dur, sans éditeur... Autant dire que c'est une vraie galère et que cela va obliger les imprimeurs équipés de solutions motorisées en Flex, à tout changer, en essayant d'éviter de perdre leurs clients, car il ne faut pas oublier qu'une appli W2P, ça sert avant tout à traiter des commandes quotidiennes...

J'apprécie bcp les commentaires de certains qui disent que c'est aux éditeurs de s'adapter à Adobe... Les appli développées en FLEX avaient l'avantage de pouvoir être faites par des développeurs pour pas cher.

La décision d'Adobe va pousser certains éditeurs de solutions web to print, petits ou gros, dans une situation CRITIQUE et les promesses d'upgrades qu'ils peuvent faire en ce moment à leurs clients ne sont que billevesées : il faut tout recoder de A à Z en HTML 5. Ca prend des mois...

En web to print, le choix de l'imprimeur pour une solution/fournisseur soit s'opérer à partir de 2 critères : la pérénité du langage et du fournisseur ET le maximum d'exemples concrets, qui fonctionnent et qu'il doit présenter, sans se cacher derrière le pipeau du "on en a plein mais on peut pas le dire...". Enfin, un ras le bol des consultants qui coûtent cher, maximisent le nombre de journées d'un projet et ne sont pas forcément motivés pour qu'il aboutisse (mon coup de gueule de fin de journée)

J Pierre

Flash fini...

Par PmLondon le 13-11-2011
Quel paradoxe, au moins 11 fichiers flash (,swf) sur la page qui annonce sa fin.

A relever aussi sur la non reconnaissance de Flash par les moteurs de recherche, cela est très facilement contournable.

Comment va t'on créer du contenu interactif ou encore plus simple une animation sans cet outil? Du gif animé...

je ne comprends pas cette surprise

Par Elebore le 11-11-2011
Je ne comprends pas : cela fait plusieurs années que Flash est en perte de vitesse
- il est à utiliser avec parcimonie dans la création d'un site car les éléments qu'une réalisation en Flash contient ne sont pas référencés par les moteurs de recherche
- le fait que les Iphones ne lisent pas Flash aurait dû vous mettre la puce à l'oreille !
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