Adobe en panne de modèle, licencie 750 salariés
Le passage au cloud permettra t-il à la société américaine de renouveler un modèle économique en fin de vie, basé sur l'obsolescence programmée de ses solutions ?
Le 21-11-2011, par Antoine Gaillard
Les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour l'éditeur américain de logiciels Adobe.
Alors que la société vient de condamner à moyen terme sa technologie Flash au profit du HTML5, abandonnant dans les ténèbres les développeurs qui avaient opté pour le langage Flex, la société annonce avoir décidé de se séparer de 8% de ses effectifs, à savoir... 750 salariés, sans donner plus de détails...
Une restructuration massive qui concerne l'Amérique du Nord et l'Europe et qui semble démontrer que le ressort de la croissance d'Adobe s'est cassé.
Car l'éditeur des logiciels à succès Photoshop, Illustrator, inDesign, Lightroom... a su, au fil des ans, organiser sa croissance autour d'un concept bien établi, celui de l'obsolescence programmée.
Pour faire court, tout professionnel des industries graphiques et de l'imprimerie y a été confronté un jour, pestant sur cette politique peu avenante.
Le principe est simple : essayez donc d'ouvrir un fichier créé à partir de la version N d'un logiciel comme Photoshop, quand vous êtes équipé de la version N-1 du même logiciel.
Vous n'y parviendrez tout simplement pas ! A vous de payer pour l'upgrade, vendu pour une somme rondelette.
Un modèle particulièrement rentable en période de croissance, amenant à développer un "automatic business" enviable (du chiffre d'affaires dit récurrent) - il suffit de lancer chaque année des nouvelles fonctionnalités annoncées comme déterminantes... - mais qui rencontre la réprobation en période de crise économique, quand un sou est un sou !
Un modèle qui a de plus tout à perdre d'un passage en mode cloud...
Dans ce contexte, la société annonce vouloir se réorganiser autour de deux métiers, les contenus numériques (logiciels de création, de distribution et de monétisation) et le marketing en ligne (solutions de gestion, de mesure et d'optimisation du marketing web et de la publicité).
Une réorganisation qui devrait coûter 94 millions de dollars à la société.
Vos derniers commentaires
La société Adobe récolte ce qu'elle a semé...
DE MOINS EN MOINS "PRO"
Tivi.
Adobe en panne de modèle
C'est de mon point de vue de l'anti fidélisation. Et ce n'est pas le logiciel par abonnement qui remettra le sourire au gentil client. C'est par trop dépendant du réseau ...
Adobe n'écoute plus ses clients depuis longtemps
Quark s'est fourvoyé en son temps après avoir, jusqu'à l'avènement d'Indesign, cultivé le plus haut mépris pour ses clients.
Et pourtant, le trésor d'Adobe est toujours là mais après de nombreuses années à travailler avec les applications (et ensuite les suites), je ne vois plus aucune réponse apportée à mes attentes :
- restructuration des applications principales qui exploitent les principales fonctionnalités par modules cohérents. Exemple : il y a autant de modes de création de dégradés que d'applications alors que celui d'Illustrator, à peine amélioré, serait idéal
- ainsi développés les applications seraient plus légères et non plus en décalage avec la puissance des processeurs toujours en retrait
- Abandonner Flash au profit d'une application d'animation intuitive, riche en fonctionnalités qui s'adresse autant aux graphistes qu'aux développeurs AS et qui permettent d'exporter simplement dans tous les formats du moment : html5 (possible grâce à Google), pour iOS et consort, etc.
- ressortir de la cave la géniale application 3D vectorielle "Dimension", abandonnée au profit d'une simple fonctionnalité sur Illustrator, qui permettrait de générer rapidement tout accessoires ou typo 3D, mais aussi la création de graphiques évolués et animés, un besoin universel dans tous les domaine et sans réelles solutions à ce jour !
- bien entendu, permettre l'ouverture des documents au moins 4 versions en arrière
- diviser par 2 ses tarifs de mise à jour
La liste est longue et Adobe est sourd et aveugle. Sa stratégie du cloud va dévaloriser ses applications et les professionnels ne paieront plus des sommes astronomiques pour les mises à jour.
La CS5 sonne le glas pour Adobe et ce sont naturellement les salariés qui payent au final la note.
The Gimp et ses copains peuvent se frotter les mains, Adobe leur trace la route...
Je maintiens...
Bref, Adobe a bel et bien tiré sur la corde au maximum mais cette période est bel et bien révolue !
Adieu format «closed»
C'est la seule et bonne conclusion !
Les formats «fermés» sont condamnés a disparaître.
FLASH a toujours été pourris et sans intérêt... un frein à l'innovation et surtout l’imagination... en plus pour de polluer le Web
pas d'accords
Parlez-en aux professionnels et demandez leurs si les nouvelles fonctionnalités sont déterminantes ou pas je pense au panoramique dans psd, à la retouche et détourage intelligent, à la vidéo, ... ces fonctionnalités sont tout simplement déterminantes en terme de ROI et de productivité
"Alors que la société vient de condamner à moyen terme sa technologie Flash au profit du HTML5, abandonnant dans les ténèbres les développeurs qui avaient opté pour le langage Flex" faux!!
david : graphiste développeur spécialisé dans le web2print
parti pris
L'obsolescence n'est pas un choix specifique d'Adobe !
C'est la même chose pour la plupart des logiciels : Quark, le premier, Word etc.
Il semblerait que l'arrêt mette le feu aux poudres... Oublions la multiplication des vieilles combines... vive HTML5, enfin un format ouvert...
Réagir à cet article
Logiciels GraphiquesDossier de 1886 articles
Lire l'articleNouvelle version pour Apogee 8 chez Agfa Graphics
Lire l'articleLes dinosaures de la PAO
Lire l'articleLes directs de C !Print – ce que Printflux apporte à l’imprimerie Multis (69)
A lire aussi sur Graphiline.com
Lire l'articleLe CAx Quality Manager de Heidelberg installé chez Daimler
Lire l'articleInterview - Konica Minolta passe à l’offensive dans les services
Lire l'articleEFI intègre Enfocus Crossroads
Lire l'articleInterview - un catalogue VPC personnalisé, ce sont 5 à 15% de ventes en plus
Lire l'articleFlexPrint, pour optimiser l’utilisation des systèmes d’impression
Lire l'article



