Deux semaines après la faillite de la société manroland, l'un des leaders mondiaux des presses offset d'imprimerie, son compatriote KBA aurait manifesté son intérêt pour unre reprise partielle de l'entreprise.
Selon notre confrère Handelsblatt, Claus Bolza-Schönemann (en médaillon) aurait ainsi déclaré : "Nous avons contacté le mandataire judiciaire de manroland et lui avons manifesté notre intérêt, sans être toutefois encore entré en négociation".
Cette intervention de l'un des leaders du secteur constitue une avancée réelle dans un dossier difficile, la question étant de savoir quelle activité de manroland serait reprise.
Alors que l'espoir renaît parmi les 6500 collaborateurs de la société, l'obtention d'une ligne de crédit de 55 millions d'euros mise à disposition par un consortium de 15 banques lui a permis à de redémarrer ses activités, qu'il s'agisse d'honorer des fournisseurs, ses clients et de payer les salaires.
Alors que tout est encore possible, une alternative semble toutefois exclue : l'obtention d'aides étatiques massives, très critiquée à l'avance par les acteurs du secteur.
C’est bien essayé de la part de KBA de faire croire que tout va bien chez eux…, leur dernier bilan publié (30.09.2011) fait état d’une perte de € 32,5 millions (http://www.kba.com/fileadmin/user_upload/Investor_Relations/Berichte/Berichte_2011/KBA-Zwischenbericht_III_2011.pdf), alors que manroland n’a que € 25 millions de pertes (http://www.manroland.com/com/en/company-financials.htm) et que le champion toute catégorie (meilleure propagande et sans doute le plus d’installations au monde…) reste toujours Heidelberg avec une perte de € 129 millions (http://www.heidelberg.com/www/html/en/content/articles/investor/reports-figures-news/key_figures), malgré les aides colossales de l’état Allemand. Tiens, à propos d’aides, toutes les usines de KBA étant à l’Est, cela fait 20 ans qu’ils bénéficient d’aides à la relance économique en Allemagne de l'Est.
Rien ne va plus dans l’industrie, pour personne, mais c’est une bien mauvaise propagande que de vouloir se moquer du seul fabricant qui n’a jamais bénéficié d’aucune aide de l’état en Allemagne: manroland.
Qui est vraiment le plus performant dans tout ça ? A chacun d’en juger, pour ses propres applications, par une démonstration chez chaque fabricant! Que le meilleur gagne, sur le papier couché et sans propagande…
Bizarre, bizarre
Par BDS le 10-12-2011
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Manroland n’est pas en faillite, l’entreprise est, comme ses confrères,dans une situation très difficile et cherche des solutions pour poursuivre son activité et sauver un maximum d’emplois.
KBA intéressé par une reprise partielle de Manroland ?
Surprenant quand la semaine dernière, KBA annonce exclure toute reprise de Manroland , soulignant qu’une telle démarche ne réglerait pas le problème des surcapacités de production sur le marché de la rotative, un marché en recul de 60%.
Les acteurs du marché ne veulent pas d’une intervention étatique ?
Étonnant, quand on sait que certain ont reçu des aides, de plusieurs millions d’euros, garanties par l’état fédéral allemand
Je pense que les acteurs ont peur d’une reprise de l’entreprise par des investisseurs asiatiques ce qui pourrait être dangereux à cours et moyens termes dans un marché hyper-concurrentiel.
Ne faut il pas aujourd’hui se poser les bonnes questions sur l’avenir, l’orientation, la restructuration et les investissements des industries graphiques.
Dans 5 ans au maximum 80% des investissements sur le créneau du format 74 sera numérique.