Gros coup de tonnerre dans le milieu de la distribution de la presse.
Dans une lettre adressée au Premier Ministre, les dirigeants des Messageries Lyonnaises de la Presse (MLP) ont proposé de distribuer les quotidien nationaux.
Cette proposition intervient après l'adoption, par le Conseil Supérieur des Messageries de la Presse (CSMP) d'une résolution qui prévoit un partage des coûts de distribution des quotidiens nationaux entre Presstalis et les MLP, ainsi qu'un gel des transferts de titres pendant 1 an !
Cette résolution, dont l'objectif est de protéger Presstalis et qui est soutenue par nombre d'éditeurs, devrait être rendue exécutoire pour le 15 janvier.
Pour les MLP, elle reviendrait à mutualiser les pertes générées par le modèle économique de Presstalis, ce qui serait insupportable. Quant au gel des transferts serait tout simplement contraire aux règles du droit...
Dans ce contexte, il apparaît que les positions des deux sociétés sont difficiles à rapprocher.
Contrôlant des dépôts de presse (qualifiés de niveau 2 dans la profession), les MLP, qui ne distibuent actuellement que des magazines, auraient techniquement toute capacité à s'occuper de quotidiens nationaux, sur l'ensemble du territoire.
Resterait cependant l'épineux problème des dépôts de presse desservant les centres urbains (SAD), sous contrôle de Presstalis et à l'origine d'une grande partie des surcoûts de distribution de la presse.
Prochaine étape de ce marathon dans lequel se joue une grande partie de la survie des quotidiens papier, le 15 janvier.
le vrai problème de la presse française, c'est le syndicat du livre, ses méthodes et ses niveaux de salaire ! qui aura le courage de publier la grille des salaires du syndicat du livre ???? Vous monsieur Gaillard ????
Rectifications nécessaires
Par Stéphane Bribard le 05-01-2012
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Votre article écrit sans aucune recherche de contact avec la société Presstalis, gravement mise en cause dans votre texte, contient des erreurs factuelles, des imprécisions, et des jugements qui sont les votres mais qui sont assénés comme des vérités, ce qui est regretable pour les lecteurs.
Je tiens donc à souligner quelques éléments essentiels parmi tous les sujets variés et allègrement mélangés :
- la crise touche hélas tout le secteur de la presse écrite et tous ses acteurs de la vente au numéro, dont Presstalis, son acteur majeur au niveau national
- l'entreprise dirigée à 100% par ses éditeurs, soit tous les quotidiens nationaux et les trois quart des éditeurs de presse magazine, ont décidé d'un plan stratégique en novembre dernier qui aura notamment pour effet d'ici 2015 de retrouver l'équilibre économique de l'entreprise, ce qui donne évidemment des perspectives fortes ; ce n'est donc évidemment pas "une crise dont on ne voit pas de sortie possible", au contraire.
- les pertes structurelles liées à la branche des Quotidiens ne sont pas liées à un modèle économique mais à des missions et des charges demandées par les éditeurs et essentielles pour les lecteurs (et particulièrement la présence sur tout le territoire dès 7h du matin d'un produit créé quelques heures avant sur plus d'une 20aine de sites d'impression, passant ensuite par 6 plateformes logistiques de regroupement puis par les 150 dépôts de presse partagés par tous) ; un quotidien n'est pas un magazine, sa logistique est très différente sur sa partie en amont des dépôts, les coûts sont donc très différents. Mais cela fait aussi partie du prix du l'accès à la liberté de pensée, d'idées et d'opinions de toute démocratie.
- ce n'est pas le fait de controler des dépôts de presse, un métier spécifique, qui donne automatiquement la connaissance pour des métiers en amont bien différents
- les surcoûts de certains dépôts sont connus et partagés avec tous les éditeurs ; ils sont le plus souvent liés d'abord à des demandes spécifiques en terme de travail à réaliser qui nécessite rémunération adéquate.
- quand à votre jugement sur la proposition récente du CSMP, il conviendrait de mieux se renseigner pour vérifier que le gel proposé est de 9 mois et pas 1 an, et surtout que la résolution soit-disant "étonnante" sur le partage des coûts reprend différentes propositions faites ces dernières années dans la profession ou par des intervenants ayant étudiés sérieusement leurs dossiers, allez consulter par exemple le rapport de l'Autorité de la concurrence en juillet 2009 à l'occasion des Etats Généraux qui expliquait que la seule distorsion de concurrence qui existait était au préjudice de Presstalis dont les seuls éditeurs de magazines participaient financièrement à la distribution structurellement déficitaire des quotidiens nationaux, et qu'il fallait donc trouver des moyens pour rétablir une concurrence équitable, notamment par une nouvelle péréquation.
A votre disposition pour mieux préparer vos prochains articles.