Les résultats de consommation annoncés par Agfa pour sa M-Press sont tout simplement stupéfiants : 5.19ml d'encre par m2, quand la moyenne de consommation de presses dites industrielles, s'établit lui aux environ de 15ml par m2.
La méthode d'analyse des consommation d'encre des M-Press Agfa se base sur les relevés effectués par les imprimeurs, dureant 6 mois, sur un parc opérationnel de 20 machines (schéma ci-après).

L'étude des consommations d'encre fait apparaître deux types de consommation : les 3 premières machines de l"échantillon étudié consomment en effet en moyenne 7,17ml / m2 tandis que les 17 autres sont aux alentours de 4,84 ml/m2.
Cet écart s'explique par l'utilisation, sur les 3 premières, d'une encre Agfa Anuvia d'ancienne génération, caractérisée par une densité régulière de pigments, tandis que les 17 autres ont recours aux toutes dernières encres Agfa Anuvia HD à plus forte densité.
Cet écart démontre ainsi que la qualité de l'encre utilisée joue pour beaucoup dans la consommation finale de l'imprimante. Tout comme d'ailleurs le type d'application (et d'image) utilisée par l'imprimeur. Il est ainsi intéressant à cet égard de constater qu'avec des encres de dernière génération Anuvia HD, la consommation moyenne des M-Press varie de 3.3 à 6.3 ml/m2 !

Si l'on considère le coût au m2 imprimé sur des tirages allant de 0 à 900 exemplaires, la basse consommation des M-Press d'Agfa constituerait pour Agfa, un avantage comparatif indéniable, de 1 à 900 exemplaires, en regard de l'ensemble des autres technologies disponibles : sérigraphie, offset, jet d'encre UV concurrents.
Notamment en regard d'imprimantes grand format UV qui consomment jusqu'à 16ml d'encre par m2, soit quasiment trois fois plus !
Une consommation bien moindre du fait de l'utilisation d'une technologie de projection de l'encre spécifique, dite à echelle de gris.
Cette technologie consiste à projeter dans l'image des gouttes de différentes dimensions. Ainsi et contrairement à d'autres technologies, la M-Press se sert d'un plan d'impression fixé durant l'impression : la navette en mouvement est ainsi contrôlée dans les deux sens, en X et en Y, pour obtenir une grande position des points, ce qui réduit au minimum, la nécessité de superposition des gouttes.
De plus, au regard de l'utilisation des 20 M-Press en service, les modes d'impression les plus employés par les imprimeurs ont recours à une combinaison de gouttes de 10 et 26 pl (picolitres). Ainsi et contrairement aux systèmes binaires d'impression, les systèmes à échelle de gris peuvent utiliser des gouttes plus petites dans les parties éclairées et dans les demi-tons, ce qui permet d'obtenir des images plu détaillées.
En parallèle, les encres à haute densité Anuvia HD ont une densité de pigments supérieure à celles des encres UV traditionnelles, permettant aux gouttes d'encres d'être plus petites, tout en garantissant une distribution égale et un espace colorimétrique vaste.
Ces différentes caractéristiques ont pour conséquence la possibilité de contrôler avec beaucoup de précision, le grossissement du point d'encre et la superposition des gouttes, afin de réduire la consommation au minimum.

La figure 2 illustre une technologie traditionnelle binary dot pattern en 720x360 dpi et en figure 3 une technologie à dimension variable de point, encre haute densité, en 509x509 dpi. Le schéma démontre bien l'optimisation de l'utilisation de l'encre et la réduction des points superflus sur le papier : en bref, l'économie d'encre !
The last but not the least : il est à noter qu'Agfa intègre dans le coût du consommable encre, le prix de remplacement des têtres jet d'encre, afin de proposer un modèle économique sans surprise.