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Résultats de l'étude Mercuri Urval sur l'intégration des nouveaux collaborateurs en entreprise

Près d’un salarié sur deux a envisagé de quitter son entreprise pendant la période d’essai.

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Résultats de l'étude Mercuri Urval sur l'intégration des nouveaux collaborateurs en entreprise

A l’issue de la table ronde organisée le 24 janvier par le cabinet Mercuri Urval, Philippe Fresse, Directeur du département Commerce et Distribution, a dévoilé les résultats de l’étude menée auprès de 445 collaborateurs et managers d’entreprises.
 
Les principaux résultats de l’étude :

  • Près d’un salarié sur deux a envisagé de quitter son entreprise pendant la période d’essai.
  • 50% d’entre eux ont souhaité quitter leur poste à cause de divergences de vues.

Il est donc important de la part des entreprises de veiller à conserver une cohérence entre le discours, la promesse du poste pendant le recrutement et la réalité de celui-ci. Sinon cette frustration de la part du collaborateur peut l’ inciter à rompre sa période d’essai. Les points qui reviennent régulièrement sont des différences de périmètres de postes, des écarts de salaires ou encore des divergences de vue( stratégie entreprise, attentes liées au poste…).
 
Coté employeurs les 3 critères les plus importants à leurs yeux pour une bonne intégration sont :

  • 86% l’écoute
  • 70% l’adaptabilité
  • 57% l’expression de ses interrogations

Paradoxalement, coté collaborateurs, les 3 critères les plus importants à leurs yeux pour une bonne intégration sont :

  • 79% l’adaptabilité
  • 62% l’expression de ses interrogations
  • 56% l’écoute (qui ne vient qu’en 3ème position).

Il est donc essentiel pour assurer la pérennité d’une collaboration que la période d’intégration privilégie l’échange  entre les parties en présence mais aussi exige de part et d’autre de l’adaptabilité. Il est également essentiel pour réussir cette intégration que managers et collaborateurs puissent tout au long de cette période se ménager des moments pour exprimer leurs interrogations afin de ne pas laisser de questions en suspens.
 
86 % des employeurs estiment qu’un nouvel entrant est pleinement intégré entre 3 à 12 mois.
 
Coté collaborateurs, ils sont 67% à estimer que cette période est de 1 à 6 mois.
 
Cet  écart s’explique par la perception optimiste du collaborateur qui aspire à se sentir intégré dès que possible (à l’issue de sa période d’essai) alors que le manager entend davantage par « intégration » la maitrise totale d’un poste, des  missions attachées et de l’environnement professionnel ce qui n’est pas lié à la période d’essai.
 
«Pendant la période d’intégration de nombreux collaborateurs se mettent énormément de pression pour faire leur preuve et être opérationnels très rapidement. C’est donc le rôle des managers et des ressources humaines de maitriser cette pression pour bien réussir toutes les étapes d’une bonne intégration» précise Philippe Fresse, Directeur du département Commerce et Distribution.

Vos réactions

Dégradations du relationnel nuisible à la production

Par pascaloo le 03-02-2012
Cet article est très intéressant et révélateur.
Je tiens à préciser à l'Unic et au patronat des imprimeurs et des entreprises graphiques, que nous assistons à une dégradation des rapports basiques entre collaborateurs/hiérarchie :
- Etes-vous conscients que les salariés ne se disent même plus bonjour/merci/au revoir ?
Une telle indifférence dans certains services est problématique.
- Etes-vous conscients de la fracture gravissime qui existe entre le multigénérationnel ?
Ceci consistant à isoler des anciens par rapport aux plus jeunes (et vice-versa), et, par là-même briser le le lien de transmission qui a fait le génie des patrons-imprimeurs.
- Une période d'essai n'engage aucune des deux parties.
- L'ambiance exécrable dans certains services, le manque de formation en interne, une hiérarchie ayant elle-même ses propres problèmes, les arrêts de travail incessants, la pénétration des soucis d'ordre multiple, sociaux, économiques.
Bref, si les collaborateurs ne trouvent aucune motivation, donc aucun intérêt à ce que le poste leur plaise + des mutations technologiques incessantes et ingérables + un climat hypocrite = il faut une grande remise en question.
Nous savons que les compétences se perdent et que les périodes d'essais sont de + en + plantées par les trois quarts des collaborateurs potentiels.
- Faut-il des référents efficaces et une marge de progression constante, doublée d'un intérêt à notre secteur ?
- Le manque de considération n'est-il pas mis en accusation ?
Je répète qu'il n'y a pratiquement plus de communication, il faut recréer de l'humain et du rapport de confiance.
Ne laissons pas entrer dans l'imprimerie les problèmes sociétaux, car plus personne ne voudra en jouer.
++++
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