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Interview - Serge Lafaix, nouveau président du GMI

Après avoir déjà présidé le GMI avant Jacques Persinette-Gautrez, Serge Lafaix a été réélu hier, à la tête du Groupement des Métiers de l'Imprimerie.

Le 23-03-2012, par la Rédaction 
Interview - Serge Lafaix, nouveau président du GMI

 

C’est hier, jeudi 22 mars, lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du GMI, que Serge Lafaix a été réélu à la Présidence du Groupement des Métiers de l'Imprimerie, pour les deux années à venir. Huit nouveaux dirigeants d’entreprise intègrent le Conseil d’Administration.

 

Vous avez déjà été Président du GMI, qu’est-ce qui a motivé votre retour ?

Serge Lafaix : En effet. Après quelques péripéties liées à des aléas tant professionnels que syndicaux, j’ai pensé qu’une « respiration » s’imposait pendant quelques temps. Durant cette période, Jacques Persinette-Gautrez a assuré l’intérim dans l’esprit de la sauvegarde du GMI, comme le souhaite l’ensemble de nos adhérents suite à la consultation que nous avons menée très récemment. Il y est parvenu, non sans difficulté parfois, il convient maintenant de continuer sur cette lancée. Merci Jacques pour cette action qui t’a demandée beaucoup de courage. 

L’heure est venue de se remettre au travail, et l’organisation de notre Assemblée Générale m’a remis en selle si je puis dire ! Une nouvelle équipe a été constituée et est désormais à l’œuvre. 

 

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Que représente le GMI aujourd’hui ?

Serge Lafaix : Sur les 4 000 imprimeries restantes sur le territoire français, l’immense majorité n’est hélas pas adhérente à un syndicat, ce qui ne manque pas de poser un vrai problème de représentativité et de moyens financiers auprès des pouvoirs publics relativement à notre métier. 

Nous travaillons activement pour inciter les imprimeurs à nous rejoindre par des sollicitations régulières. Ce serait rendre justice au travail réalisé par nos instances professionnelles, dans la mesure où nos confrères non syndiqués profitent de la structuration  existante et évolutive des arts graphiques. Structuration sans laquelle nos entreprises ne pourraient exister, car nous savons tous que la vie ne peut s’organiser dans le chao duquel elle a surgit.

En cette période tourmentée, certains d’entre eux prennent conscience qu’il est de plus en plus nécessaire de nous retrouver au sein d’un groupement aussi efficace que possible. Le GMI avec ses 435 adhérents et 7 235 salariés, représente un C.A global de près de 1 milliard d’euros ce qui est loin d’être négligeable. 

Par ailleurs, nous constatons qu’en 2012, plus de 65 % de nos entreprises adhérentes sont équipées en numérique soit deux fois plus qu’il y a encore deux ou trois ans. Enfin 70% d’entre-elles sont aujourd’hui engagées dans une démarche écologique (Print Environnement, Imprim’Vert, Bilan Carbone, etc.). C’est un très bon résultat même si, sur ce terrain là, nous aspirons à faire toujours mieux en sensibilisant notamment les 30 % restants. 

 

Quels sont ses objectifs ?

Serge Lafaix : Nous espérons renforcer le nombre de nos adhérents. Les atouts ne manquent pas. Cinq personnes sont à leur service 5 jours par semaine pour les aider, voire les accompagner dans leurs décisions. 

Nous avons également un devoir d’information vis-à-vis d’eux. Expliquer le rôle que nous jouons dans l’organisation de notre métier, allant de la formation jusqu'à l’administration de nos caisses de retraites par exemple. Une « veille technologique », des commissions techniques, en lien avec des organismes de recherches, peuvent également contribuer à l’évolution de nos entreprises. La mise en place d’un congrès qui se tiendrait chaque année sur une journée entière, en communauté avec d’autres organisations, qui aurait vocation à rassembler les acteurs de la chaîne graphique (imprimeurs, donneurs d’ordres, papetiers, reprographes, agences de communication, fournisseurs…), autour de débats thématiques permettant ainsi à chacun de tisser des liens personnels et privilégiés tout en se tenant informé des évolutions tous domaines confondus (technologiques, juridiques, environnementales, professionnelles, etc.). 

J’envisage une étude aussi exhaustive que possible de notre métier afin d’aider nos adhérents dans leur prise de décision, notamment celle qui engagent l’avenir. D’où venons-nous, ou allons-nous… Explorer le passé pour mieux comprendre le futur en quelque sorte ! 

 

Et sur le rapprochement éventuel GMI/UNIC ?

Serge Lafaix : Depuis longtemps, le GMI et l’UNIC travaillent ensemble sur certains dossiers, et se retrouvent heureusement au sein d’instances diverses et autres Conseils d’administration. 

Néanmoins, les résultats de la consultation que nous avons menée auprès de tous nos adhérents en octobre dernier démontrent que ces derniers sont particulièrement attachés au GMI puisque 96 % d’entre-eux ne souhaitent rejoindre aucune autre structure qui aurait (ou pas) le monopole sur le plan syndical.  Est-ce une bonne ou une mauvaise position ? Je pense qu’il ne nous appartient pas de répondre à cette question. Il s’agit tout simplement de la volonté, d’ailleurs très marquée, de nos adhérents et il convient de la respecter. Ainsi, les imprimeurs conservent le choix de la structure qui leur convient le mieux. Au final, ce qui importe réellement, c’est que la vision de l’un comme de l’autre peut enrichir le métier de nos différences, car l’amour que nous portons aux arts graphiques est ce que nous avons en commun et c’est bien là le principal.

 

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Association et SyndicatGMI

Vos derniers commentaires

2 Présidents au GMI ?

Par Gilles le 30-03-2012
Bonjour

Bizarre cette nomination puisque depuis le mois de Novembre dernier a été élu par le Conseil d'Administration en place un nouveau Président en la personne de Dominique Le Corre qui est chargé d'organiser une vraie Assemblée Générale qui n'a pas eu lieu au sein du GMI depuis plus de 3 ans...
Cette mascarade du 22 mars dernier n'a d'autre but d'empêcher le rapprochement avec l'Unic comme le souhaite une véritable majorité des adjérents du GMI.
Vérité devra donc être rétablie par voie de justice malheureusement. Ce n'est pas une belle image du syndicalisme professionnel qui devrait pourtant oeuvrer pour défendre et développer notre belle profession.
Gilles Colin, lecteur de graphiline

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