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Presstalis au bord du dépôt de bilan

Le distributeur de presse n'en finit pas de coûter de l'argent au contribuable, au travers du ruineux financement public de la presse quotidienne.

Le  par  
Presstalis au bord du dépôt de bilan

Pour Presstalis, le distributeur français de presse, le risque de dépôt de bilan est imminent depuis la fin mars et la sciété n'est pour l'instant, parvenue à l'éviter, qu'en retardant le paiement de certaines de ses dettes.

Le 10 mai dernier, l'assemblée du Conseil Supérieur des Messageries de Presse (CSMP) a alerté l'ensemble des éditeurs par le biais d'une déclaration solennelle qui, une fois de plus, ne fait que refléter un problème patent, dans pour autant, y apporter de solution pérenne.

Le CSMP indique que la défaillance de Presstalis entraînerait de façon irrémédiable le chaos pour l'ensemble des éditeurs. 

Il faut dire que le système Presstalis est bien organisé pour éviter son démembrement : une cessation de paiements entraînerait en effet le gel de 140 millions d'euros de remontées de trésorerie vers les éditeurs, les étranglant littéralement et mettant en danger près de 25000 emplois directs et indirects !

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Dans ce contexte, le tribunal de commerce de Paris a décidé de prolonger le mandat ad-hoc de Laurence Lessertois jusqu'au 30 juillet et les barèmes devraient être augmentés.

Trois rapports sont attendus : celui de Mazars traitant d'une nouvelle péréquation, celui de Kurt et Salmon sur un scénario de restructuration des dépôts de presse (dit niveau 2) et enfin celui de Gérard Rameix plus général sur la restructuration de la filière.

En attendant, les français lisent de moins en moins la presse quotidienne, qui ne semble plus répondre à leurs attentes en terme de contenu rédactionnel, (ce qui pousse d'ailleurs le groupe de presse la Dépêche à imaginer une diversification d'activité dans les brasseries), tout en continuant à la subventionner de façon massive ! 

Vos réactions

presstalis au bord du dépot de bilan

Par hypso le 20-07-2012
je suis en colére de constater que l'on ne parle que de presstalis,et pas des diffuseurs de presse qui sont les grands argentiers du systéme.
parce que pretentre que les dépots ne facturent que les ventes et une supercherie.
allez sur le site "association avenir des diffuseurs de presse" et vous allez comprendre le malaise qui régne dans la diffusion.
presstalis pompe toutes nos trésoreries.90% des diffuseurs sont au bord du gouffre

Presstalis

Par cmjn le 30-05-2012
En quasi faillite ! heureusement qu'elle s'est préoccupée de changer de nom d'identité graphique pour un budget conséquent

a quoi servent ces rapports ?

Par facteur le 30-05-2012
Les différents états de lieux établis n'ont servi à presque rien, puisque la décision à prendre est une bombe qui nuira au décideur qui osera faire le "sale boulot".
Mieux vaut se débarrasser ou reporter le sujet que de le régler. Il s'agit d'un pan entier de l'économie qui meurt, car au delà de Presstalis, les marchands de journaux vont continuer de disparaître avec leur rôle de proximité et de lien social.

Précisions et rectificatif important

Par Presstalis le 29-05-2012
Votre article évoque la situation actuelle de crise de la filière de la vente au numéro. Je souhaire faire quelques précisions.
Pour une meilleure compréhension et analyse de vos lecteurs, il faut en premier lieu souligner la crise profonde des ventes de tout le secteur (et pas seulement de Presstalis) : 25% de baisse ces 4 dernières années, une baisse prévue identique d'ici 2015. C'est d'abord et avant tout cet état de fait qui s'impose à tous qui explique la situation.
Je rappelle aussi que les quotidiens représentent environ le quart des ventes globales de produits que nous distribuons ; la crise ne repose donc pas que sur eux, contrairement à ce que vous laissez entendre.
Enfin et surtout, votre introduction est mensongère : l'entreprise ne perçoit pas d'argent public venant des contribuables depuis bien longtemps. Toutes les réformes industrielles et sociales des années 2000 ont notamment été entièrement autofinancées, contrairement à beaucoup d'autres entreprises. Vous pouvez souligner que la PQN perçoit 18 Meuros pour sa distribution en vente au numéro. Je rappelerai par contre que ce montant ne représente que 5% de toutes les aides publiques directes à la distribution, alors qu'il concerne 49% des ventes. Les 340 Meuros restant d'aides à la distribution (soit 95% !) vont au portage et à l'abonnement, qui représentent 51% des ventes totales.


Cordialement
Stéphane Bribard
Directeur de la communication externe de Presstalis
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