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Coup dur pour l'imprimerie hélio française

L'imprimerie lilloise H2D Hellemmes vient d'être placée en liquidation judiciaire.

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Coup dur pour l'imprimerie hélio française

Le tribunal de Commerce de Lille vient en effet de placer l'imprimerie hélio H2D Hellemmes, en liquidation judiciaire.

En redressement judiciaire depuis quelques semaines, cette imprimerie avait été reprise par deux anciens cadres du groupe Quebecor en 2006, au moment où le groupe canadien, en difficulté, souhaitait fermer le site.

La reprise de l'entreprise permit alors de sauver 103 emplois sur 260 ce, en maintenant leurs niveaux de salaires. Un exploit quand on sait que le salaire moyen de l'entreprise se situe à 2800 euros et que certains fabricants gagnaient entre 4500 et 6000 euros par mois. Lors de cette reprise, les salariés quittant l'entreprise empochèrent un chèque de 45000 euros, tandis que ceux y restant, touchèrent un precium doloris de 5000 € 

Dominique Donghi  croyait plus que tout au projet. Il se porta même caution à titre personnel, pour près de 8 millions d'euros, pour une rotative hélio. Autant dire que tous les acteurs sont touchés par cette liquidation.

Dans les premières années de la reprise, le plan d'affaires de la direction se déroula sans souci. La société investit ainsi près de 6 millions d'euros en nouveaux équipements.

Les nuages apparurent cependant avec la crise de 2008.

Une crise décuplée par les pratiques d'achats de certains print killers réalisant leurs basses oeuvres pour des groupes de distribution.

h2d_hellemmes_400

Avec pour conséquence un effondrement des prix de vente qui, associé à des coûts de production trop élevés, du fait de rotatives à laizes trop étroites, creusa petit à petit les pertes, l'entreprise perdant dernièrement près de 300 000 euros par mois.

Les tentatives de l'entreprise de se doter de nouvelles machines n'aboutirent jamais, du fait de son impossibilité à boucler leur financement.

Une bien triste fin pour cette entreprise emblematique du paysage graphique lillois.

Avec cependant une précision importante qui n'appaisera pas la douleurs des salariés du site d'hellemmes : le fait que les deux autres sociétés du groupe situées a Nieppe et Mary sur Marne, ne sont nullement concernées par cette procedure et poursuivent normalement leur activité.

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