Un cap a été atteint en 2000 : il se vend désormais davantage d’appareils photo numériques qu’argentiques. En un temps record. La donne en est complètement bouleversée.
A elle-seule, l’information donne une excellente idée de ce qui se passe : Eastman Kodak, le numéro un mondial de la photographie, compte supprimer près de 5 % de ses effectifs. Son chiffre d’affaires accuse un recul pour le moins inquiétant de 48 % au premier trimestre 2001. Et, pour parachever le tout, aucun espoir de redressement à court terme n’est à espérer.
Autre exemple : Canon. Le groupe japonais est, à l’inverse, proche de l’euphorie. Grâce, entre autres stratégies, à une force d’innovation qui agit en levier. En cinq ans, Canon a plus que doublé ses bénéfices nets, sa marge entte et sa capitalisation boursière. Dans cinq ans, il sera devenu, si les projections se vérifient, le numéro un mondial des appareils numériques, des impirmantes jet d’encre - outil “complice” de la photonumérique -, et de certains segments collatéraux, semi-conducteurs notamment.
Sous-jacente à ces annonces : la bonne santé de la photonumérique. En 2000, le marché des appareils, entre les mains des fabricants japonais, a été en recul de 15,8 % sur le segment argentique mais en progression de... plus de 92 % sur le numérique. Et les données prises dans l’absolu sont également parlantes : les ventes d’appareils photos argentiques ont rapporté aux fabricants japonais 302 milliards de yens; les appareils photos numériques... 438 milliards ! Même si le marché argentique est encore tiré par la vente de films et par leur traitement - 1 000 milliards d’euros selon Merryl Linch - , un cap est franchi : la base installée d’appareils conventionnels va désormais décroître et celle en numérique formidablement se développer.
Il y mieux : chaque fois qu’un appareil photo numérique est vendu, c’est le marché des imprimantes qui se porte mieux. Elles intègrent des technologies innovantes mais sont vendues à bas prix. C’est que la promesse de chiffre d’affaires en consommables paraît prodigieuse. Rien n’est donc perdu pour Kodak, Agfa, Fuji et les autres, grands acteurs de ce marché qui étaient le leur. Ils auront le temps de prendre le train en marche.
Les remarques de "JM", ci-dessous, sont dignes d'intérêt. Et il ne fait aucune doute qu'elles sont "vérifiées".
Par conséquent, il serait encore plus intéressant qu'il nous donne accès aux faits et chiffres sur lesquels il s'appuie pour faire ces commentaires.
La photo numérique plus forte que l’argentique
Par JM le 29-05-2001
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Il ne faut pas confondre le montant des ventes et le nombre d'appareils vendus. On a dépensé plus en 2000 pour des appareils numériques que des appareils argentiques, mais on n'a pas acheté plus d'appareils numériques (en fait, ils coûtent beauccoup plus cher). Vérifiez vos sources...