671 millions de FRF plus tard, Impresse, c'est fini.
La start-up américaine spécialisée dans les ASP collaboratifs dédiés à l'imprimerie puis au marketing vient de fermer ses portes. Printcafé en reprend les droits intellectuels...
La rumeur courait depuis de longs mois aux Etats-Unis : Impresse allait mal.
Son absence au dernier Seybold de Boston et sa décision d'octobre dernier de ne pas participer au prochain, en septembre 2001, à San Francisco avaient eu pour conséquence d'amplifier la rumeur. Le retrait d'Adobe de son pool de partenaires avait également alarmé.
Plus récemment, Impresse avait mis en route des plans drastiques de restructuration. Ils sonnaient comme les derniers soubresauts de la firme de Sunnyvale, en Californie, pour séduire les investisseurs de la dernière chance.
Il n'en aura pas été ainsi : Impresse a été mise en liquidation à la fin du mois d'avril.
Le 16 mai dernier, ses actifs soumis à la législation sur les droits intellectuels ainsi que ses brevets et licences ont été rachetés par l'opérateur américain Printcafé.
Comme de très nombreuses start-up américaines, Impresse a trébuché pour avoir, à la fois, sur-estimé les potentialités de son marché et sous-estimé les temps de développement de ses projets.
Impresse semble également avoir trop longuement hésité entre le monde de l'imprimerie et celui du marketing, sans trouver de modèle économique à la mesure de ses coûts de structure.
Pour rappel, Impresse, créée en 1997 avait levé près de 671 millions de francs français auprès d'investisseurs comme Kleiner Perkins Caufield & Byers, Benchmark Capital, Atlas Venture et The KPCB Java Fund.
Avec un financement de 671 millions de FRF, il y a vraiment des gens qui rêvent. Amusez-vous à calculer le nombre de 71*102 que vous pouvez acheter cash...