Papier : les distributeurs ont le mal des transports…
Pascal Ginguené a participé, le 24 novembre, à l’assemblée générale du Groupement des Métiers de l’Imprimerie (GMI). Elle animait un débat sur le thème de la distribution et des coûts du papier.
Lors de cette session, présidée par Gérard Schreiber, président du GMI, William Lebec, président de l’AFDP (Association Française des Distributeurs de Papier) et d’Antalis, a brillamment fait la lumière sur une profession malheureusement trop souvent victime des sautes d’humeur des imprimeurs. Ceux-ci ont en effet vu, ces deux dernières années, leur facture " papier " fortement augmenter. Et les distributeurs n’y sont pour rien !
Parmi les premiers affréteurs routiers en tonnage, avec des charges de transport occupant la deuxième place après les salaires, les distributeurs de papier ont été touchés de plein fouet par les renégociations salariales et tarifaires des entreprises de transport, entraînant ainsi plus de 120 millions de francs de coûts supplémentaires pour les adhérents de l’AFDP. Ainsi, ces hausses menacent l’équilibre financier d’une profession qui a placé la livraison au cœur de ses services.
Car un distributeur a pour rôle de composer des gammes cohérentes de papiers, d’acheter du papier, de le stocker puis de le revendre. Les seuls postes sur lesquels il peut agir ne sont donc plus que les charges salariales, en engageant de sérieuses restructurations ou le groupement de commandes afin de diminuer les coûts de transport.
Des restructurations ont été engagées, comme la création d’Antalis, résultat de la fusion de différents distributeurs. Concernant les groupements de commande, il peut paraître difficile de revenir en arrière, alors qu’il y a quelques années déjà, les distributeurs proposaient la livraison l’après-midi pour toute commande passée avant 11h, ou le lendemain matin, engendrant ainsi parfois deux livraisons la même journée sur le même site ! Nous connaissons également les déconvenues de certains groupements d’achat qui, après avoir rassemblé plusieurs commandes, arrivent à faire baisser leur prix d’achat, mais obligés d’y ajouter frais de logistique et de fonctionnement arrivent à le vendre plus cher qu’un prix standard à leurs adhérents !
Les distributeurs n’ont pas répercuté la totalité des hausses de coût qu’ils ont dû absorber, leur marge brute s’est donc vue nettement diminuée. Il est loin le temps où le prix du papier n’était indexé que sur le coût de la pâte et fluctuait au gré de l’offre et la demande. Aujourd’hui, lois gouvernementales, 35 heures, transport sont les vrais générateurs des hausses de prix.
" Nous, imprimeurs, nous devons être lucides " a conclu Gérard Schreiber, " et vendre le service. Nous devons faire preuve de maturité économique au risque de devoir faire face à des dépôts de bilan. L’affrontement n’est pas la solution, le dialogue est de mise ".
Article du 16-04-2012 2 papiers jet d'encre Ilford Imaging récompensés par la Tipa La Technical Image Press Association a décerné le prix du "Meilleur papier jet d'encre Fine Art" aux papiers Ilford Galerie Prestige Smooth Gloss 310g et Smooth Pearl 310g.