On aurait pu croire que ce serait facile. En effet, le processus de dégradation des encres UV se déclenche plus rapidement que dans le cas d'une encre offset feuille traditionnelle, par exemple, ou d'une encre offset heatset. Seule l'encre flexo fait mieux.
Par contre, la suite est moins glorieuse pour les encres UV. Le soufflé retombe vite. Résultat : les performances globales d'épuration demeurent faibles. Presque trois fois moindre que les encres offset feuille traditionnelles.
La raison est que les encres UV contiennent beaucoup de résines à haut poids moléculaire et un taux de matière sèche très élevé.
La solution ? L'incinération semble être la meilleure alternative d'autant que le pouvoir calorifique des encres UV est similaire à celui du bois ou du charbon : 27 kJ/g pour les encres UV contre 25-33 pour le charbon et, au mieux, 21 pour le bois (mais 39 pour les encres offset feuille et 37 pour les encres heatset).
Enfin, quel destin final donner aux imprimés pour la réalisation desquels des encres UV ont été utilisées ? L'incinération, une fois encore, ne démontre aucun problème particulier en raison du poids extremement faible d'encres mis en cause dans de tels imprimés.
De meme, on peut commencer à penser au désencrage. Les encres UV ont certes longtemps été réputées difficiles à traiter en désencrage compte tenu de la nature " accrocheuse " de ces encres sur le papier et de leur grande cohésion.
Elles avaient pris l'habitude - mauvaise - d'évoluer volontiers dans les systèmes de désencrage par plaques entières, peu sensibles aux processus de séparation et d'imperméabilisation mis en ouvre pour le recyclage des fibres.
Néanmoins, les technologies modernes de flottation, de désencrage, de dispersion et de raffinage parviennent aujourd'hui à en venir à bout.
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