Sans vouloir être devin, il faut admettre que, au vu des chiffres disponibles, les encres UV " marquent des points " comme le signale Emballages Magazine, rapportant les résultats d’une étude publiée par Frost & Sullivan.
Selon cette dernière étude, la croissance de l’utilisation de ces encres en Europe devrait être telle que le marché de ces produits passera probablement de quelque 90 millions d’euros en 2000 à 135 millions d’ici 2007. Soit une croissance moyenne annuelle de 5,9 %.
L’essentiel de cette progression sera à mettre au compte du secteur de l’emballage et de l’impression flexo compte tenu de la diversité des matériaux difficiles utilisés, matériaux qui nécessitent des encres aux performances particulières d’accroche et de séchage. Elles permettent aux imprimeurs d’emballage d’imprimer en 6 voire 10 couleurs et, par conséquent, de rivaliser avec les encres offset en termes de qualité graphique, donc de compétences vendeuses sur les étalages et les gondoles de supermarchés.
La position relativement neutre, des pouvoirs publics , est également favorable aux encres UV. C’est, pour résumer, ne pas interdire ni réellement favoriser mais accompagner pour veiller au respect des règlements en vigueur.
Un protocole a été signé à Villepinte, en mai dernier, par les organismes qui gèrent la sécurité du travail en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. Pour l’Allemagne, c’est le BG qui a signé ce protocole ; pour le Royaume-Uni, le HSE et, pour notre pays, la CNAMTS.
Ce protocole vise à " proposer les meilleures conditions de mise en œuvre de la technologie d’impression U.V ". Autrement dit, à accompagner les industriels de l’imprimerie qui auraient choisi et choisiront ce procédé. Accompagner, cela signifie faciliter l’application des contraintes, en constante évolution, en termes de protection des salariés et de l’environnement, économie d’énergie comprise.
D’ailleurs, concernant ce dernier point – l’économie d’énergie -, il apparaît que l’énergie de séchage que nécessite l’application d’encres UV est moindre que l’énergie que l’on doit consommer pour sécher des encres offset " normales ", à solvants ou à l’eau .
Terminons en vous conseillant de lire sur le sujet les informations complémentaires que peuvent vous fournir la BG, la HSE et les CRAM, en plus de celles qui peuvent être obtenues auprès des fournisseurs d’encres et de machines. Notamment le site d’un fabricant auprès duquel vous pourrez demander le rapport de Christian Lucot et Jean-Marc Durbuis intitulé Impression UV : aperçu de la technologie UV dans l’industrie graphique).
Et, bien entendu, celui du Cerig sur lequel vous trouverez le rapport complet de Dominique Gilet sur les encres offset.
Bonjour, pouvez vous m'indiquer ou je pourrais trouver le rapport mentionné dans cet article: "apercu de la technologie UV dans l'industrie graphique" de Christian Lucot et Jean Marc Durbuis.
Article du 21-11-2006 Heidelberg et KBA s'associent pour normaliser les encres UV et hybrides Le 9 novembre dernier, lors du dernier séminaire de la FOGRA, les deux constructeurs allemands de presses d'imprimerie ont dévoilé leur initiative commune destinée à normaliser des applications UV et hybrides, en vue d'augmenter la fiabilité, la sûreté et la prévisibilité des consommables associés.
Article du 16-06-2003 Les encres UV (vol.7) : des précisions techniques Dominique Gilet, auteur d’un rapport Cerig sur les encres offset, apporte les précisions suivantes principalement sur les Composés organiques volatils (COV) et sur les acrylates.
Article du 16-06-2003 Les encres UV (vol.5) : l'élimination des déchets C'est tout un problème. Comme pour toutes les encres offset en général, un cinquième environ de la masse des encres UV n'est pas biodégradable.
Article du 16-06-2003 Les encres UV (vol.4) : les risques pour la santé Ils existent réellement. Aussi, manipuler les encres UV nécessite-t-il dans les ateliers le respect le plus strict de procédures finalement peu contraignantes.