Dominique Gilet, auteur d’un rapport Cerig sur les encres offset, apporte les précisions suivantes principalement sur les Composés organiques volatils (COV) et sur les acrylates.
Dans les encres quickset par exemple, il y a des COV (15-25% pour des encres conventionnelles, 3-5 % pour des encres végétales), puisque ces encres comportent des solvants pétroliers liquides et des résines pétrolières. Si on chauffait l'encre, par exemple, pour obtenir l'extrait sec, quelques uns de ces composés s'évaporeraient.
Par contre, aux températures habituelles de travail de l'impression, ces composés organiques ne s'évaporent pas. Les plus fluides globalement s'infiltrent dans le support. Le contenu dans l'encre n'est pas nul, mais l'émission est très faible.
En fait, les émissions de COV en offset machine à feuilles proviennent aussi des sous-produits d'oxydation (aldéhydes, cétones) qui se forment au cours de l'oxydo-polymérisation (séchage). On considère globalement qu'il y a environ 5 % d'émission de COV.
Les encres heatset également ont des COV (idem, comportent des solvants, 35-45 % de COV - légèrement moins pour des encres "végétales"), mais aux températures de l'atelier, rien ne se passe, ou pratiquement peu de choses. Dans ce cas, ce n'est que dans le sécheur, où de fortes températures sont appliquées, que les COV sont émis (et récupérés, pour environ 80% d'entre eux).
Quant aux encres UV dont il est question, elles contiennent environ 1-5 % de COV, en général issus des photoamorceurs. On ne connait pas encore le taux d'émission ou de rétention dans le support ou dans le film d'encre.
Les acrylates
Les acrylates ne sont pas tous de puissants irritants. En fait cela dépend de leur catégorie. Quelques encres seulement parviennent à atteindre des indices de Draize de 1. Elles sont, de ce fait, très peu irritantes. Je ne connais pas le niveau moyen mais il est certes plus élevé. Ceci dit, il est exact que moyennant quelques précautions (gants, lunettes etc), précautions qui devraient être suivies pour les autres encres également, on évite les problèmes principaux.
Enfin, vous semblez dire que du fait de leur faible taux de COV, ces encres sont applicables en waterless. En fait, cette technologie est applicable non seulement en offset, mais également en sérigraphie, en flexo etc.
Ce n'est pas dû à leur extrait sec ou absence de solvant ou autre. C'est simplement une chimie différente, dont on ajuste les caractéristiques rhéologiques afin de les appliquer à différentes techniques, y compris le waterless. La différence avec l'offset conventionnel (quickset, machine à feuille ou rotative petite laize) réside dans l'absence de la solution de mouillage.
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salutation
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