Depuis l’irruption du numérique dans les arts graphiques, l’échange de fichiers est devenu le noeud gordien de toute “relation” efficace entre le donneur d’ordres et son prestataire, l’imprimeur.
On commence aujourd’hui à mieux cerner la question mais le problème principal demeure. C’est celui de la compétence.
Certes, depuis le milieu de la dernière décennie, de part et d’autre, de réels progrès ont été accomplis pour mieux se comprendre et travailler ensemble mais le chemin à parcourir s’annonce néanmoins interminable. Il est illusoire de croire, en effet, que l’on parviendra, un jour, au point zéro des fichiers numériques impropres à la production.
Ce n’est pas tant la faute aux outils. Ils existent. Il en apparaît même de nouveaux tous les jours. Le vrai problème tient au fait que l’imprimeur ne facture pas le temps passé à faire de ces fichiers présentés par leurs auteurs comme étant “prêts à flasher” de véritables fichiers effectivement “prêts à flasher”. Toute la nuance est là.
Il faut dire que le monde a changé. Parce qu’ils ont soudain eu un accès facile au monde de l’informatique, les donneurs d’ordres se situent à présent, non plus en dehors de la chaîne graphique mais à son commencement. Ils ont investi dans des outils de création et de production dont on leur a vanté la facilité d’utilisation. On a également omis de leur préciser qu’une flasheuse n’a aucun point commun avec une imprimante jet d’encre...
Quelle attitude les imprimeurs doivent-ils adopter face à cette nouvelle donne ? “Informer, former et adapter leur outil” conseille Lionel Prados de Graphiconseil (e-mail@graphiconseil.fr). ”L’information est destinée à leurs clients; la formation à leur personnel - les commerciaux, notamment, mais aussi les opérateurs pré-presse qui ne savent pas toujours anticiper correctement les problèmes - ; l’adaptation de leur outil de production consiste à tester et à découvrir, sans aucune hésitation, de nouvelles solutions. Notamment des outils de pre-flight dont certains sont d’ores et déjà disponibles en ligne, donc plus abordables financièrement”.
Mais, rappelle également Lionel Prados, il sera toujours plus délicat de résoudre les problèmes de compétence que de trouver de bonnes solutions techniques. Il ne faut surtout pas l’oublier.
messieurs les imprimeurs, je dois dire que je vous rejoinds entièrement quand à la compétence des personnes en charge de vous fournir des documents de travail et non des torchons. Il y a en France une énorme lacune en ce domaine. Je dirais même, qu'il y a une énorme lacune en amont de cette chaîne graphique : les graphiste eux-même. Qui, par le simple fait de se servir de logiciels, sont persuader de connaître leur métier. Bref, cette incompétence est totale et met en évidence la qualité des formation de l'image dans notre pays. Soit on est technicien, soit on est "créatif"... Cette séparation malheureuse tient aussi du fait que vous messieurs, historiquement, avez voulus conserver la main mise sur cette partie de la chaîne afin d'augmenter vos marges sous le couvert d'un brouillard technique... Cette obscure attitude à permis de voir apparaître dans le processus de la chaîne des intervenant douteux, peu chèrs, des "presse boutons" bien malveillant. Ceci pour dire, que tant que vous ne prendrais pas vos résponsabilités, en offrant un service et un suivi de qualité il ne faudra pas vous plaindre d'avoir en amont une qualité de travail médiocre. Je vous entend me répondre : mais ce n'est pas mon métier, ou encore, on n'a pas le temps... Et vous avez raison, la solution se trouve donc ailleur, mais où ? Je pense qu'il serais temps en l'an 2002 de revoir la chaine graphique, afin d'optimiser notre travail. J'ai besoin d'imprimer mes créations, vous avez besion de faire tourner vos machines, alors je pense que l'on peut trouver des solutions qui soit autre que techniques : des solutions humaines.... bien cordialement, Yves.
Il y a pourtant des solutions
Par Christophe le 07-01-2002
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Il y a pourtant des solutions. Il existe des spécialistes du pré-presse, formés par l'éducation nationale. Il s'agit des diplômés des industries graphiques. Si les imprimeurs ne réclament pas des compétences de pré-presse à leurs interlocuteurs, il existera toujours des difficultés de travail. Comment peut-on réclamer à un graphiste lambda de connaître la chaine graphique et le pré-presse alors que 2 à 4 années sont nécessaire pour obtenir un dîplôme des industries graphiques ?
avis
Par sw le 04-01-2002
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je suis d\'accord !
mais je ne crois pas que les donneurs d\'ordre soient prêts à redonner la main aux professionnels, malheureusement…
Il y a tout un travail d\'éducation à faire, tant au niveau technique que graphique même… combien voit-on de supports de communication réalisés en interne qui n\'ont aucun impact visuel, aucune recherche graphique ?
Par soucis d\'économie parait-il…… Y a t-il rééllement soucis d\'économie quand il faut payer quelqu\'un qui passe des heures à sortir un projet + ou - potable, qui doit être remanié plusieurs fois en interne, et sûrement retiré plusieurs fois chez l\'imprimeur pour cause de problèmes techniques ou de conformité chrommique… ?
D'accord à 200 %
Par LaurentB le 04-01-2002
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La soustraitance du pré-presse et le fichier prêt a flasher est certainement la seul solution aux probléme que rencontre les imprimeurs français.
S'ils ne réagissent pas demain nous délocaliserons l'impression.
Un vrai métier
Par Christian le 03-01-2002
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Il serait peut-être temps de se rendre compte que le prépresse (pas l'exé ou la photogravure, mais bel et bien la "préparation de la forme imprimante") est un vrai métier qui a des contraintes et des rythmes bien différents d'une salle d'impression. A chacun son métier et celui-ci n'est peut-être pas celui de l'imprimeur. Aujourd'hui peu importe le lieu où est effectué cette tâche, l'important est d'avoir de bonnes plaques au bon moment. Éduquer ou plutôt imposer au client une manière de préparer ses fichiers (souvent pour des raisons de "workflow usines à gaz" mal maîtrisé) est un leurre. Des solutions externes existes, souvent plus souples et plus fiables qu'à l'interne. Mieux vaut un bon sous-traitant prépresse que des presses à l'arrêt et des réimpressions...