Cela devient une habitude outre- Atlantique : d'abord, on se fâche à propos de licences ou des brevets de logiciels qui auraient été copiés ou pillés. Et on le fait savoir.
C'est que l’affaire est d’importance ! Aucun compromis n’apparaît possible. C'est décidé : on va en justice.
Et puis, subitement, à quelques heures de se présenter devant le juge, ce plaideurs qui étaient prêts à en venir aux mains la veille même se réunissent dans un coin et, le temps de prendre un café, se réconcilient avec une facilité déconcertante.
Bien enetndu, la réconciliation, comme quelques semaines auparavant l’entrée en conflit, bénéficie de toute la publicité requise. Mais on ne dit jamais mot sur le prix de cette nouvelle lune de miel. Pourquoi ? Cela pourrait fâcher ?
Ce sont les magistrats américains qui doivent commencer à se sentir inutiles !
Après Adobe et Trio Systems voici trois semaines, c’est au tour de Creo et d’Artwork Systems d’oublier qu’ils se détestaient hier encore. Les deux compères, oubliant qu’ils avaient demandé à la cour du district du Delaware de se prononcer sur leur cas, viennent soudain de se trouver beaucoup de charme.
L’affaire concernait, comme d’habitude, des brevets portant sur des systèmes de trapping, cette technologie qui permet le repérage sur écran des couleurs pour les travaux polychromiques.
Les deux plaignants ont conclu un accord selon lequel ils renoncent aux poursuites judiciaires - espérons que le juge en a été informé ! - et qui autorise Artwork Systems à continuer à utiliser la licence de trapping accordée par Creo en 1997. Comme avant. Retour à la case départ.
Beaucoup de bruit pour rien, concluerez-vous comme moi. Pas sûr car à qui ce bruit profite-t-il, finalement ?