Il se dit beaucoup de choses sur les virus informatiques ces temps-ci. Et il se pourrait, en effet, que leur pouvoir de dévastation surpasse les logiciels qui sont sensés les combattre. Mais il y a peut-être pire.
Les attaques de virus sont une facette, et seulement cela, de la criminalité dont sont victimes, chaque jour, les entreprises. Et, dans ce domaine, de bon vieux moyens très traditionnels, bien de chez nous et non issus de génies informaticiens, peuvent s’avérer très souvent bien plus profitables qu’un virus.
C’est, en tout état de cause, l’avis du Club de la sécurité des systèmes d'information français, le Clusif, qui a cherché à identifier et à classer les risques encourus dans ce domaine, cybercriminalité comprise, dans une étude intitulée Panorama de la cyber criminalité, année 2001.
Il y a les célèbres virus dits virus informateurs - je ne parle pas des autres, de faible portée car ils se contentent de détruire les données de l’ordinateur -, tels Code Rouge et BadTrans. Ils se transmettent, avec les informations de votre PC, par Internet.
Les Mac seraient protégés de cette terrible faune. Sans doute. Mais, le progrès aidant, ils ne le seront pas toujours, loin s’en faut. Il faut en être conscient. Ce qu’un expert peut faire, un autre expert peut le défaire un jour. Voyez la contrefaçon de billets de banque ou de pièces d’identité...
Cette cybercriminalité, dont on parle tant, est-elle si efficace ? Bien malin qui pourrait le prouver et surtout avancer des chiffres crédibles.
Autres variantes de la tricherie électronique : le paiement frauduleux possible par carte à puce programmable ou YesCard et les systèmes qui rendent nuls les programmes anticopie des cédéroms et des DVD, etc. L’avenir s’offre à eux.
Mais le fin du fin, croyez-moi, c’est la fouille des corbeilles à papier dans vos bureaux. C’est fou ce qu’on y trouve. Ce n’est pas “sexy” du point de vue technologique mais quelle efficacité surtout quand c’est bien organisé ! Et ça l’est ! Certains en ont fait leur métier !
Avec une telle panoplie de moyens, du plus simple au plus “high tech”, l’espionnage commercial et stratégique a encore de beaux jours devant lui.
Les attaques de virus sont une facette, et seulement cela, de la criminalité dont sont victimes, chaque jour, les entreprises.
Ah oui, les pauvres entreprises. Il faut les plaindre. Généralement les entreprises victimes de cyber-criminalité le sont parce qu'elles l'ont bien cherché.
A cause d'actes frauduleux, magouilles financières, communication mensongère, non respect des contrats, manipulation du consommateur.
Par contre ce qui est nouveau est la cyber-criminalité des entreprises justement reprise dans cette article pour des raisons d'espionnage financier et commercial. Mais c'est une goutte d'eau au milieu de l'océan de l'espionnage intranet. Personne n'ose traiter ce sujet epineux, qui consiste à espionner le travailleur sur son lieu de travail. Et les dérives qui en résultent sont effrayantes pour la sauvegarde de la liberté individuelle. Ou devrais-je dire pour le respect du code du travail. Un vaste chantier.