Depuis déjà plusieurs années, les grands fournisseurs de presses offset proposent à leurs clients des systèmes de contrôle de la couleur en cours de production sur machine.
Ces systèmes sont censés déceler la moindre irrégularité voire même agir sur les encriers en mode automatique pour apporter la correction nécessaire. Ce sont, par exemple, le PDC-S de Komori, le CCI de MAN Roland ou le CPC 24 de Heidelberg.
Les systèmes in-line et on-line
Les systèmes qui viennent d’être cités présentent la particularité d’être des systèmes on-line. Quelle signification ce terme recouvre-t-il ?
C’est simple : il signifie que le conducteur de la presse procède à des prélèvements de feuille sur machine afin de procéder à une analyse densitométrique de la barre de contrôle imprimée sur cette feuille.
L’analyse une fois effectuée – quelques secondes suffisent - hors machine, les informations recueillies sont immédiatement exploitées, sans intervention humaine, sur les commandes d’ouverture et de fermeture des encriers de la presse.
A la différence des systèmes on-line, les systèmes dits in-line ne nécessitent, quant à eux, aucun prélèvement de feuille. Cette dernière est, en effet, analysée sur machine par une barrette de CCD – elle est scannée en quelque sorte. Tout est affaire de robotisation.
Ces deux solutions – on et in-line – ont en commun de représenter un investissement important - entre 75 et 150 K€ pour les systèmes on-line, 300 K€ et davantage pour les équipements in-line. Surtout, on peut reprocher à ces deux familles de systèmes de limiter leur action au seul problème posé par le profil d’encre déposée sur le support.
Prochain volet : le rôle du blanchet, du mouillage et du support.