Manqué ! Moi qui espérais que la tenue d’Ipex 2002 nous réconcilierait avec les expositions, vous savez, celles qui “marchent”. Ce sera pour une autre fois mais quand ?
Ainsi donc, comme les organisateurs du salon de Birmingham l’ont avoué avant même la fin du “show” : Ipex 2002 a accueilli moins de visiteurs qu’Ipex 1998. Sans préciser. D’ailleurs, soit dit en passant, n’est-elle pas curieuse cette prétendue impossibilité de livrer les chiffres exact du visitorat quand on dispose de tous les scanners manuels et autres moyens de comptabilisation des entrées en temps réel ? Et que, chaque soir, réunie autour de son commissaire général, toute l’équipe organisatrice fait les comptes et dresse le bilan ?
Mais, finalement, dresser un bilan des expositions, est-ce si important que cela ? Non que j’en vienne à croire le discours trop facile des dits-organisateurs selon lequel la qualité compense le manque de volume du visitorat ! (Vous souriez ? Mais, à Ipex, les organisateurs, comme les plus grands exposants, nous ont encore fait le coup du succès commercial record, chiffres mirobolants et nullement crédibles de commandes fermes à l’appui !) Ce qui signifierait , sans doute, a contrario, que lorsqu’il y a la quantité, il n’y a pas la qualité ?
Je n’en suis pas venu, non plus, à adhérer au prétexte de l’économie chancelante, génératrice du peu d’entrain des professionnels : au contraire, quand la conjoncture est mauvaise, ces derniers ressentent davantage encore le besoin de se rapprocher de tous les générateurs de bonne information, de bons conseils et d’aides véritables. Par conséquent, ils rechignent à fréquenter les endroits où cette information, ces bons conseils, les vrais, ceux qui comptent, se font rares. Dont, malheureusement, la très grande majorité des expositions aujourd’hui.
Non, je dis que finalement ce n’est pas important qu’Ipex 2002 ait été, ou non, une réussite. Car, en fait, les vrais professionnels ont pallié l’inadaptation des foires et “shows” qui leur sont habituellement dédiés par d’autres solutions d’information et de formation. Savoir ce qu’il faut savoir aujourd’hui ne passe plus, peu s’en faut, par les expositions, il faut bien en être conscient. Tout au plus y va-t-on pour rencontrer ses pareils et faire un peu de tourisme autant culturel que professionnel. Cela casse un peu les habitudes et fait respirer un autre air (tout en coûtant un peu d’argent) mais après tout, on ne vit qu’une fois, n’est-ce pas ?