Ouf, c’est fini ! Quel soulagement de voir enfin cette vaste organisation d’abrutissement des masses s’effondrer avec la défaite des Bleus sur les terrains de football asiatiques.
Priorité à la baballe ! Tout le reste devait passer au second plan à en croire mes confrères mouillés jusque-z-aux oreilles dans cet honteux simulacre d’information. Dimanche, “à deux jours DU match”, les élections législatives elles-mêmes n’ont eu aucune chance, c’est tout dire !
Pourtant, les grands défis, autrement plus vitaux que celui qui consiste à chanter sur tous les tons “On est , on est, on est les champions !”, existent bien en France.
Il s’agit d’oeuvrer pour que la mondialisation libérale ne lamine pas tous les principes moraux et préceptes sociaux patiemment élevés par nos aïeux et pour qu’elle n’aboutisse pas à cette totale mise en pièces du tissu industriel national, créateur d’emplois pourtant, mise en pièces à laquelle nous assistons, sans réagir ou presque, depuis plusieurs années déjà.
C’est certain, on ne peut pas tout faire : être devant son téléviseur à sauter sur place pour, noble mission, aider le ballon à entrer dans les buts et, dans le même temps, travailler utilement à engager avec les responsables de notre pays le dialogue de qualité indispensable à un avenir vivable.
Mais ne soyons pas médisants. Nul doute, à présent, que ces Français, qui aiment tant se mobiliser pour les grandes causes sportives nationales, vont mettre à profit leur faim de militantisme et brûler leurs calories dans de vastes manifestations pour les entreprises de leurs pays.
Pour que, à l’inverse du Onze tricolore en Corée, ces dernières marquent enfin des points !
De votre avis, je pense tout de même que durant un match, personne n'est au dessue de l'arbitre, ce qui en démocratie n'est pas le cas des juges qui ne peuvent ni même poser une question à notre cher président... quand la morale est baclée, on recherche à se remonter le moral, et c'est sûr que les elections ne feront aucun effet.
Le sport est certes beaucoup plus grisant sur le terrain qu'autour.
De la mise en perspective en général à l'éternelle méprise entre le fonds et la forme en particulier.
Par Fantomas le 18-06-2002
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Bien entendu que la mise en perspective d'événements aussi distants que la sauvegarde du monde moderne et le football permet de relativiser la portée du mondial coréeano-japonais. Bien sûr césar promettait du pain et des jeux pour calmer la plèbe et accomplir la destinée de son empire.
Mais nos hommes politiques ont ils la vision nécessaire pour accomplir la nôtre. Au regard du taux d'abstention de dimanche, ils n'ont visiblement pas convaincu les français.
Le football est l'expression festive d'une société en quête d'émotion. c'est la forme.
La politique et l'avenir du monde moderne c'est le fonds de cette société en quête d'émotion.
L'un comme l'autre ont le droit d'exister, c'est l'expression de la démocratie.
Monsieur Sifaoui je reste très méfiant lorsque des personnes montre du doigt et juge pour justifier leur point de ou leur opinion, je suis sûr que vous avez de vrais arguments à faire valoir sans vous en prendre à qui que ce soit.
Cordialement
aucun rapport !
Par soyez un peu réaliste le 18-06-2002
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Je ne vois pas en quoi l'equipe de France vous dérange tant que cela.
Il quand même noter que lorsque elle fait de la pub, (surtout quand elle gagne), elle fait travailler aussi l'imprimerie que vous semblez défendre.
Qui aujourd'hui peut faire vendre des magazines, journaux ?
Qui remplit les panneaux publicitaires d'affiches ?
Qui orne les baches monumentales ?
Tout ceci contribue à faire travailler de nombreuses personnes dans l'imprimerie et cela vou semblez l'oublier un peu trop vite!
Le syndrôme de Bata
Par Renaud le 16-06-2002
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C'est vrai finalement. A défaut de travailler gratuitement le 1er mai, les gens pourraient défiler avec des pancartes "Mon patron est bon" ou "Vive le travail qui permet de payer mon pavillon de banlieue".
Bizarrement, il n'y a que lorsqu'une usine ferme que les salariés montrent leur attachement à leur travail. Si seulement ils le faisait avant...
foot moi la paix
Par PB le 12-06-2002
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une lumière d\'originilaté, on se sent un peu moins seul à penser de travers, à ne pas regarder ce que la France entiere trouve bien pour nous.
Peut-on encore penser feter le travail un 1 er mai en offrant un journée de travail par passion ???