La NAPL dispose d’un index pour mesurer le flux d’affaires dans le secteur de l’imprimerie. Il est calculé après interrogations d’un panel de 300 imprimeurs américains.
Entre avril et mai derniers, cet index est tombé de 53,6 à 48,8, la plupart des professionnels interrogés ayant déclaré que le flux d’affaires chutait.
De son côté, Printing Industries of America (PIA) a mis en lumière que les imprimeurs américains gagnent de moins en moins d’argent. En 2001, le résultat moyen de la profession a faibli pour représenter 1 % de son chiffre d’affaires. Pour comparaison, il s’établissait à 1,9 % au moment de la guerre du Golfe, époque de réelle récession !
Les 25 plus gros imprimeurs américains ne sont pas épargnés : leurs marges sont passées de 10,5 % en 2000 à 8 %, soit en dessous des 8,9 % constatés en 1990-91.
Que penser de tout cela ? Comme le souligne le Seybold Bulletin, que l'on se dirige rapidement ou non vers une amélioration de la conjoncture, il est clair que certains paramètres sont désormais plus puissants : l’imprimé est devenu un produit de consommation courante qui se vendra de moins en moins bien.
Plus que jamais, les imprimeurs, de là-bas ou d’ici, doivent cibler la réduction de leurs coûts et la recherche de marchés à grande valeur ajoutée.