Le début des "hostilités" a commencé lundi 13, par une grève sauvage des 17 ouviers de l'atelier d'impression (sur 24 salariés), grève sauvage qui a paralysé l'entreprise et consécutive au blocage des négociations salariales de Décembre.
En fin d'année dernière, les partenaires sociaux s'étaient en effet séparés sur un constat d'échec, la direction de l'entreprise proposant 1% d'augmentation quand les délégués du personnel en réclamaient 5 !
La semaine qui vient de s'écouler aura été celle de tous les dangers pour l'entreprise. Danger car dans la situation économique actuelle, toute journée de production perdue peut être catastrophique pour une entreprise d'un secteur sinistré comme celui de l'imprimerie.
Danger car rachetée par monsieur Da Costa il y a 4 ans, dans le cadre d'un plan de continuation, l'entreprise reste encore fragile.
Au final, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord au terme duquel, les salaires 2003 seront revalorisés de 2% et les jours de grève payés et rattrappés.
Une issue heureuse pour une situation qui aurait pu déboucher sur un drame social.
Employant 24 salariés, l'Imprimerie du Détroit est une imprimerieoffset feuille, dont l'outil de production est principalement composé de presses Roland 4 et 5 couleurs avec vernis de format 70x102.
Généraliste, l'entreprise est particulièrement active sur le marché de l'étiquette sèche pour l'agroalimentaire et le petfood.
Elle réalise un chiffre d'affaires de 2.1 millions d'euros.