Les enchères inversées, ce nouveau mode de référencement de prestataires nous vient tout droit des Etats-Unis.
Il consiste, pour un donneur d'ordres, par le biais d'une plate-forme d'achats en ligne, de mettre en compétition ses fournisseurs, sur une durée normalement restreinte.
A celui qui aura fait l'offre la moins-disante de prendre le marché.
Sachant qu'à tout moment, les compétiteurs sont au courant de la dernière offre faite à la baisse.
Après s'être développée dans l'industrie sur les achats stratégiques, le principe des enchères inversées se répand dans d'autres familles de produits, notamment l'imprimerie.
S'agit-il d'une opportunité pour les imprimeurs de travailler en direct avec des grands comptes en passant outre les intermédiaires traditionnels ?
Ce procédé risque-t-il, une fois de plus, de mettre en péril nos entreprises atomisées, déjà fortement éprouvées par une concurrence suicidaire ?
A vous de donner votre opinion en répondant ci-dessous à cet article et en publiant un commentaire.
Afin de faciliter votre démarche, il est préférable que vous l'écriviez sous Word pour le copier ensuite dans notre formulaire.
Je vois que l'on ne progressera pas en lisant ce forum.
... Les clients ne font que demander un prix, le marché, ce sont les professionnels qui le font, personne d'autres.
Finalement, l'annonceur ne fait qu'optimiser le travail des agences (les soit disant prescripteurs).
... et puis, ce que vous perdez en CA, regagnez le en terme d'achat.
Vous en connaissez beaucoup qui accepte de payer le kilo de rame plus cher que le kg de cube, et en plus, d'avoir une remise plus faible sur la rame...
Les clients font ce que vous les laissez faire, vos fournisseurs aussi, quand à vous....
aux armes!
Par DANY LE ROUGE le 17-02-2004
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AU VUE DE VOS REACTIONS UNE SEULE SOLUTION......
SYNDIQUEZ VOUS A LA .....CGT
Stratégie d'achat 'gagnant-gagnant'
Par PJ Dubois le 03-02-2004
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Aujourd'hui, la demande des annonceurs est claire; ils veulent la transparence des coûts, payer le "juste prix", accéder à la "stabilité tarifaire", et en découlera une totale confiance entre les donneurs d'ordres et les imprimeurs. Des séances de travail sont d'ailleurs réalisées entre UDA (Union Des Annonceurs) et le SICOGIF (Syndicat National des Industries de la Communication Graphique et de l'Imprimerie Françaises) sur la création d'une charte dont l'objectif est de favoriser les bonnes pratiques entre donneurs d'odres et prestataires.
Les systèmes d'appels d'offres et d'enchères inversées ne répondent pas à cette demande car ils sont trop simplistes et les marges des imprimeurs, déjà faibles, sont largement "rognées". Or, je pense que dans une filière, tout le monde doit gagner de l'argent; fournisseurs et clients. Ceci est nécessaire pour assurer la pérennité des acteurs de la filière, de garantir la qualité des services, et entretenir des relations saines dont le but est l'amélioration sans cesse des prestations.
Grâce aux investissements machines de ces dix dernières années faits par les imprimeurs, des gains substantiels en productivité ont été réalisés, concluant à une augmentation des marges. Seulement, la grande majorité de ces marges ont été transférées chez les donneurs d'ordres.
Donc deux solutions s'offrent aux imprimeurs; soit ils essayent de retrouver des nouvelles sources de gain de productivité et les protègent via une "charte de bonnes pratiques" ou soit ils renégocient leurs contrats avec les donneurs d'ordres toujours via une "charte de bonnes pratiques".
Je pense que la seconde solution est largement plus dure à obtenir que la première car il est difficile de renégocier des acquis. En revanche l'espoir n'est pas vain, car existent des gains de productivité encore non exploités. Or, l'informatique permet à ce jour de dévopper des systèmes d'appels d'offres nettement plus intelligents que ceux existants. L'idéal serait de procurer aux annonceurs un système permettant des calculs de devis optimisés, transparents et surtout donnant des prix justes. Ce progiciel se baserait sur l'utilisation optimale de l'outil de production d'un parc machine de plusieurs imprimeurs.
J'ai bon espoir que cette manière révolutionnaire de revoir l'achat de prestations d'imprimés existe un jour, c'est à dire l'achat gagnant-gagnant.
Vaste fumisterie ...
Par Pascal le 31-01-2004
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A qui réellement profite la situation ? à l'imprimeur ? bien sûr que non. au client ? qu'il arrète de croire au père Noël, il en aura pour son argent et rien de plus avec, de surcroit, un tas d'ennuis suplémentaires ... à l'Etat ? non bien sûr. Aux tribunaux de commerce ? fort probablement.
Qu'on oublie cette hypocrisie
2017:Retour vers le futur
Par William d'Hudson le 30-01-2004
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2017 : RETOUR VERS LE FUTUR
Les enchères inversées sont devenues une pratique courante dans les domaines des achats de prestations de services et des biens d’équipements industriels. Les centrales d’achats européennes institutionnelles et privées y ont recours pour renouveler, entre autres, leurs parcs automobiles et leurs stocks de matières premières et de biens périssables, pour réguler les flux de main d’œuvre nécessaires à la réalisation de programmes multinationaux, pour lancer des appels d’offres relatifs à la fabrication des monnaies et documents fiduciaires….sans toujours mesurer les conséquences sur la qualité produite et leurs origines de fabrication.
Les donneurs d’ordres ont délégué à des experts surdimensionnés et polyglottes l’organisation de ces consultations à l’échelle planétaire. La libéralisation des règles en matière de contrat de travail (CDD porté à une période de 5 ans) expose ces mercenaires d’un genre nouveau à l’obligation de gains immédiats car leur système de rémunération est lié uniquement aux bénéfices obtenus par leurs clients…
Dans ce « business world » seul un secteur d’activité semble à l’abri de telles pratiques unilatérales : l’industrie graphique.
Les confédérations professionnelles et les acteurs de ce marché (clients et fournisseurs) se sont entendus sur les aspects fondamentaux de leurs métiers.
Ainsi les acheteurs maîtrisent davantage l’environnement technique et graphique de leur périmètre d’activité en partie grâce aux formations spécialisées à l’achat et les centres de formation continue. Ces donneurs d’ordres, engageant leur entreprise, co-existent en binôme avec leur Direction Marketing et de la Communication pour rédiger un cahier des charges concret et fonctionnel.
L’innovation des uns et la crédibilité des autres font que tout le monde y trouve son compte sans recourir à la facilité de la mise en concurrence sous X.
Leurs fournisseurs sont scrupuleusement sélectionnés dans un panel restreint de sociétés homologuées et évaluées en permanence par les « Cost –Controlers » qui agissent en qualité de conseil et de médiateurs sur les rares litiges recensés entre tous les acteurs.
Les professionnels ont depuis longtemps compris qu’il leur fallait communiquer aussi bien avec les acheteurs avertis que ceux+ non expérimentés sur la transparence de leurs coûts de production. Communiquer sur ses contraintes respectives, techniques et financières, est un atout durable de crédibilité.
Les mêmes professionnels du secteur ont signé une charte d’engagement avec leurs principaux clients leur garantissant un contrat cadre et un plan de progrès réciproque sur plusieurs années.
La profession s’est assainie en résistant aux intempéries des modes du plus bas prix à tout prix en pratiquant un pilotage à vue de leurs comptes de résultats.
Leur relation commerciale avec leurs clients s’est trouvée améliorée grâce à leurs campagnes de communication répétées sur le thème de « Achat et Vente : Question de bon sens ».
La commission interministérielle intra-européenne sur les questions d’Achats des marchés publics (délocalisée à TALLIN en Estonie ; frais de fonctionnements oblige…) a nommé un observateur pour connaître la recette de ce « success business » qui pourrait bien servir de référence aux secteurs capitalistiquement lourds comme la papeterie et l’automobile à brève échéance….
William d’HUDSON
Perdre son âme
Par JL .lesaffre le 27-01-2004
″
Nous allons bientôt perdre notre âme d'imprimeur à ce genre d'enchère. Moi j'aime rencontrer mes clients, partager, discuter de rien, rire, chanter, danser, etc.
Mais l'hypocrite qui veut se cacher derrière son écran dans l'attente du plus mauvais prix pour encore jouir de la baisse, un jour ou l'autre tombera.
Alors amoureux du contact oubliez vite ces enchères.
Cela me rapelle la pub:"Demain,j'enlève le bas"
Par A. VOGEL le 27-01-2004
″
...avec la "promesse" non tenue 15 jours après !
C'est la même arnaque avec les enchères inversées :
lorsqu'on n'a plus rien à enlever,on se retrouve une main devant et une autre derrière pour cacher sa nudité au plus grand profit de ceux qui,"imprimeurs en chambre" vivent grassement aux dépens des
maîtres-imprimeurs, imprimeurs patentés d'une part et des clients finaux qui
devront bientôt,au train où on y va, apprendre le Roumain,le Polonais,le Bulgare,le Hongrois, etc..pays où le SMIC est un salaire de PDG,d'autre
part...Amen
Répondre aux enchères inversées,c'est scier la branche sur laquelle on est
assis : sauf arnaques aux charges sociales françaises
Monsieur
Par jp le 27-01-2004
″
Et si la solution était de provoquer de gros problèmes :
Quelle est la valeur juridique de la réponse puisque, lorsqu'elle est faite, elle n'est pas encore celle qui sera retenue. Donc dans quelle mesure, serait-il possible de soumissionner, à un prix très très très bas puis, lorsqu'on est retenu, de se retirer sans encourir une sanction ?
Voila une question intéressante pour des juristes de la fédération. Les clients recherchant une réduction des coûts et qui sont si friands de ces fausses solutions seraient peut être moins tentés d'y recourir après s'être fait planter quelques fois. Quand aux fous qui arriveraient encore à soumissionner à la baisse, ils finiraient peut être aussi par comprendre que le but du travail n'est pas de faire plaisir qu'à son seul banquier mais de "gagner sa vie"
Edito Febelgra News - Belgique
Par Isabelle Lefebvre le 26-01-2004
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Voici l'éditorial paru dans le Febelgra News 21/2003, le magazine membres de la fédération patronale de l'industrie graphique et de la communication en Belgique.
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Les enchères d’imprimés: la situation :
Le VIGC (l’institut flamand pour la communication graphique à Turnhout) a organisé une enquête sur le comportement d’achat des acheteurs d’imprimés et a plus spécifiquement étudié les attentes de ces acheteurs et des entreprises graphiques qui participent aux enchères d’imprimés ; les e-auctions.
Les e-auctions sont souvent mises en place par de grands acheteurs qui souhaitent faire baisser le coût de revient d’un produit standard (“commodity”), pour avoir un meilleur aperçu des prix du marché et pour simplifier l’administration autour de l’achat. Dans notre secteur, il s’agit par exemple des imprimés administratifs.
Comme attendu, les expériences avec ce genre d’enchères sont négatives et conduisent à beaucoup d’irritation. Les acheteurs d’imprimés ont effectivement dit qu’ils attachent énormément d’importance au prix et à la qualité, mais également à la collaboration et à la construction d’une relation à long terme (mais pas à une relation de dépendance). Réfléchir ensemble comment réduire le coût total (ex. en organisant le transport de manière plus efficace ou en facilitant la procédure administrative) croît en importance. La réduction du nombre de fournisseurs est également “tendance”.
Les enchères d’imprimés seront organisées plus souvent à l’avenir. Important pour vous est de bien savoir pour quelle commande vous rédiger une offre. N’hésitez pas à poser des questions sur les spécifications techniques et pour faire profiter le client potentiel de votre connaissance professionnelle. Sachez bien ce que peuvent vous apporter la participation à ces e-auctions et comment la procédure se déroulera (est-ce qu’une deuxième phase de négociations est prévue avec des fournisseurs triés sur le volet ou est-ce que le prix est le seul critère ?). Renforcez la force de votre entreprise en collaborant avec un prestataire complémentaire du secteur.
Tous les imprimés ne sont pas fait pour être vendus par le biais d’une enchère. Les acheteurs d’imprimés aussi devront tirer les conclusions des problèmes des e-auctions. Pour certains types d’imprimés, une bonne relation entre le fournisseur et le client est la garantie pour la qualité du produit fini. Et bien sûr : une relation de confiance et de partenariat n’est pas bâtie par le biais d’un interface froid...
dirigeant
Par PHILIPPE le 26-01-2004
″
j ai effectivement participé
a ce type d enchère un peu forcé par mon client qui m\'en disait tant de bien.
Résultat : j\'ai vite abandonné quand j\'ai vu a quelle vitesse les prix chutaient et je n\'ai jamais eu de nouvelles de cette appel d\'offre (ni résultat, ni commentaires... ).
Depuis d\'ailleurs je n\'ai plus vu mon client . (Ex-client !!!)
Je ne participerais jamais plus à ce type de vente qui ne me semble pas très sérieux et uniquement fait pour baisser encore un peu plus les couts.
Tout le monde est perdant y compris celui qui a gagné les enchères !!!!
personne n'est obligé
Par coja le 26-01-2004
″
N'étant pas tenté par le suicide collectif, je laisse les candidats volontaires se détruire seuls
et si...
Par stewe le 24-01-2004
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et si la solution consistait à faire de même avec les fournisseurs papier, machine, SAV...
Si on vend moins bien, il faut acheter mieux.
e-printing, e-vente... et ben e-achat
ok avec Jean-Pierre
Par stephane le 23-01-2004
″
je suis totalement d\'accord avec Jean-Pierre.
C\'est une solution de plus pour faire baisser les prix qui sont déjà très très bas et constamment en baisse.
Imprimeur, arrêtons de travailler à perte. Les coûts d\'investissement, les charges etc... augmentent d\'année en année...
Il faut dire non à tous ces nouveaux systèmes d\'appels d\'offre.
Ce n\'est pas en cassant les prix que nous allons survivre .
il fautv refuser mais tout le monde participe...
Par Pierre-Henri le 23-01-2004
″
C'est bien joli de vouloir refuser mais que faire quand on ne veut pas y aller, que la majorité de ses concurrents y vont ?
perdre la client sans rien faire ?
le problème de la profession, c'est son individualisme et le manque total de prise de recul et de concertation...
Tellement vrai !
Par Smith le 23-01-2004
″
Hélas, Pierre Henri vous êtes dans le vrai, la profession est profondément individualiste, même si nous finiront tous par couler chacun sur son navire.
Bravo à vous Graphiline d'ouvrir ce genre de débat, au moins cela nous permet de nous exprimer, et nous convaincre que nous somme nombreux à penser qu'il faut ne pas subir.
BRAVO
Il ne faut pas participer
Par Jean-Pierre le 22-01-2004
″
L'un de nos clients vient de la faire pour un marché de cartes de vsite.
l'enchère a été plus longue que prévu et le prix en baisse de plus de 30% par rapport à ce que l'on faisiat. naturellement on a perdu le marché, au profit d'un concurrent qui vend forcemment à perte.
Vu ce que l'on gagne déjà sur les cartes de visite....
la seule solution pour lutter contre ce fléau, c'est de refuser de participer !
Et d'imposer une plus grande transparence car on ne sait pas si toutes les offres à la baisse sont réelles ou publiées par le client...