Lors de sa dernière intervention, le Chef de l'Etat avait été clair indiquant qu'il était important que le futur impôt "ne pénalise pas l'industrie et prenne mieux en compte la diversité des activités économiques".
En bref, qu'il faudrait mettre à contribution le secteur des services.
Car actuellement, la base d'imposition de la taxe professionnelle est l'investissement. Ce qui pour des secteurs d'activité comme l'imprimerie et l'emballage est particulièrement pénalisant.
Asseoir une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée reviendrait donc à alléger la fiscalité des entreprises industrielles et alourdir celle de secteurs comme l'hôtellerie, la restauration, les services aux entreprises, la banque, l'assurance, etc, souvent déjà assujettis à des charges spécifiques sur les salaires.
Au sein des discussions actuelles, le patronat (Medef) est doublement représenté : par le biais du Groupement des Fédérations Industrielles d'une part et par le biais d'Ernest Antoine Sellières d'autre part pour le secteur des services.
L'équation finale ne devrait pas être simple à établir pour contenter tout le monde...
Maintenant qu'il n'y a plus d'industrie en france, donc plus rien à taxer, attaquons nous aux services. ET quand il n'y aura plus de services ? A suis je bête, il y a les chinois :-)
Article du 20-04-2004 Fiscalité : l'américain R.R. Donnelley se fâche L'objet de son courroux, un projet de l'Etat de l'Illinois de taxer les investissements d'équipements industriels, notamment de matériels d'imprimerie.