Les papetiers britanniques mettent les imprimeurs spécialistes du dépôt de bilan à l'index
Outre manche, ces managers qui usent du dépôt de bilan comme d'un acte de gestion - on en connaît malheureusement tous dans notre secteur - seront désormais listés.
En Grande-Bretagne, ces imprimeries sont poétiquement dénommées "phoenix companies", du nom de cet oiseau mythique qui meurt pour mieux renaître de ses cendres.
Mais si le phoenix est un oiseau fort utile dans certaines cisconstances, les lecteur assidus d'Harry Potter comprendront mon propos, dans notre profession, il n'en est rien.
Bien souvent, les procédures judiciaires hors liquidation, se concluent, soit par des reprises avec abandon du passif au détriment des fournisseurs et sous-traitants, soit par des redressements qui instaurent de facto des distortions de concurrence avec les imprimeries saines, soumises elles au paiement de l'intégralité de leurs charges.
Outre Manche, les professionnels du dépôt de bilan ne pourront bientôt plus agir.
A l'origine de cette démarche, les distributeurs de papier et leur association, la NAPM ou National Association of Paper Merchants.
Pour éviter ce que l'on nomme communément drapeaux (drapeaux qui représentent pour eux plus de 100 millions de livres sur les 5 denières années...), ils ont décidé d'établir une liste des managers indélicats, liste dont l'utilisation sera laissée à la discrétion de ses membres.
Une initiative placée sous l'autorité de la CNIL locale.
Sachant que ne seront listés que les entrepreneurs dont les entreprises sont effectivement entrées en redressement.
Article du 07-11-2001 Nouveau dépôt de bilan pour SCIA Pour la seconde fois en deux ans, l’imprimerie de La Chapelle-d’Armentières est en difficulté. Le repreneur, Léonce Déprez, n’a pu parvenir à remettre à flot l’ancienne filiale du groupe Bayard.