Dans «épreuve», il y a le mot «preuve» : il va falloir donner la preuve que le projet en cours à l’état de maquette, puis en prépresse, sera reproduit en grand nombre à l’identique.
Les moyens industriels mis en oeuvre, obéissant à des contraintes techniques, et les coûts engagés ne permettent pas l’aventure.
Avec le développement des CTP, l’absence de films ne permet plus de fournir des épreuves standards de type Cromalin/Matchprint.
Le client, comme le fournisseur, sont donc obligés de faire confiance à une épreuve numérique sensée apporter la preuve de la cohérence chromatique du travail en cours.
A ce jour, dans de trop nombreux cas, cette
épreuve n’est en fait qu’une «belle image en
couleurs» et non pas un «bon-à-tirer» qui,
par définition, doit simuler très précisément le
rendu de l’impression ou de la sortie finale.
Quelle est alors la fiabilité de ce nouveau juge
de paix ?
Que faut-il prouver pour que cette image devienne une véritable «épreuve contractuelle»?
Les réponses sont apportées, depuis quelques années, par la gestion de la couleur en fluxICC, technologie qui a largement dépassé l’étape de l’expérimentation mais qui est encore trop peu utilisée dans les entreprises.
Quoiqu’en perpétuelle évolution, ce concept est déjà mis en oeuvre avec succès dans des sites de production et l’avenir est clairement défini dans ce sens.
PROGRAMME DE LA JOURNÉE :
• Rappels nécessaires : la lumière et
les couleurs. Notre perception colorée,
le scanner, la prise de vue numérique, les outils
de mesures (densitomètre, colorimètre
et spectrophotomètre).
• Les sources lumineuses et les matières
colorantes. Couleurs RVB et CMJ.
• Le mode TSL : Teinte, Saturation, Luminosité.
Les espaces colorimétriques. Les modèles
mathématiques de représentation des couleurs
CIE 31, CIELAB…
• Les « vraies couleurs », universelles
et indépendantes, exprimées en L*a*b*
• L’affichage écran et l’image imprimée.
Les rendus colorés sont dépendants des
périphériques : les mêmes données numériques
ne produisent pas des couleurs identiques.
• La gestion de la couleur de la prise de vue ou
la maquette jusqu’à l’impression finale :
- Calibrage : optimiser et stabiliser les outils
périphériques.
- Caractérisation : créer les profils ICC, cartes
d’identité de chaque périphérique.
- Mise en oeuvre : harmoniser les rendus de
couleurs sur les écrans, imprimantes, copieurs,
presses offset, tireuses et presses numériques…
• ColorSync (Apple) ou ICM sous Windows,
les « moteurs » de conversion, recalculent les
données numériques «sur mesures» pour chaque
périphérique afin de conserver la cohérence des
couleurs originales.
• L’épreuvage numérique : simulation du rendu
couleur final sur les écrans (soft proofing) et
les imprimantes. Qu’est-ce qu’un Bon-à-Tirer
contractuel ?
• Quelle est la preuve de la fiabilité de l’épreuve ?
• Comment régler les préférences couleurs sur
Photoshop et les autres logiciels prépresse.
• Qui est responsable de quoi quant à la fidélité
des couleurs ?
• Quelle type d’épreuve doit fournir le graphiste,
le photographe, le photograveur, l’imprimeur,
l’agence… ?
• Nouvelles méthodes de travail : retouche photo
en RVB ou quadrichromie en CMJN ?
• Quels formats de fichier à l’enregistrement
selon les destinations.