Le marché belge de l'imprimerie 2003 : L'activité (vol 1/5)
Tous les ans, Febelgra, la fédération belge des Arts Graphiques dresse un bilan économique du secteur. GraphiLine rediffuse in extenso ce bilan. Ce premier article présente l'évolution de l'activité des entreprises l'an dernier.
Le chiffre d’affaires nominal a baissé en 2003 suite à la basse conjoncture de -1,8%. La baisse du chiffre d’affaires en 2003 (déduction faite du taux d’inflation) équivalait même à –3,4%.
Pendant 3 trimestres consécutifs (T4/2002, T1/2003 et T2/2003) le CA a augmenté par rapport à l’année précédente. La faible croissance s’est malheureusement retournée au cours du troisième trimestre 2003 et ce ralentissement a été confirmé au cours du quatrième trimestre 2003. Les chiffres étaient respectivement (par rapport à 2002) de –1,0% et –8,1%.
Etant donné que le quatrième trimestre est le trimestre où la production d’imprimés est la plus importante, les mauvais résultats de ce trimestre ont influencé à la baisse les chiffres pour toute l’année.
Les statistiques de production rassemblées par l’INS (enquête Prodcom auprès des entreprises de plus de 10 travailleurs) donnent une tendance à la baisse de la production de –1,7% pour les produits qui tombent sous le code 22.2. La valeur des livraisons était pour ce code (inclus la production des imprimeries de journaux) de 2.454 millions EUR.
Le secteur graphique, qui peut être décrit comme un marché adulte, est caractérisé au fil des années par une croissance modeste annuelle, par beaucoup d’acteurs sur le marché et par une concurrence féroce. Au cours de l’année 2003, cette concurrence a une fois de plus amené le secteur à réduire ses prix de vente et ses marges ce qui l’obligea à trouver de solutions pour réduire les coûts de production ou obtenir des économies d’échelle.
La reprise de la conjoncture qui se fait attendre a modéré les dépenses publicitaires (bons pour un tiers du CA du secteur). Pour 2004, on s’attend à une légère reprise des dépenses publicitaires.
Moins d’imprimés ont été produits et suite à la baisse des prix papiers, les imprimeries ont adopté une politique d’achat de prudence. Étant donné que les délais de livraison étaient courts, le papier a été commandé et livré à courte échéance et en plus petites quantités.
De décembre 2002 à décembre 2003, les prix papiers ont diminué de: offset sans bois : -9%, maco sans bois : -7%, maco avec bois : -7% (indices papier FEBELGRA).
Selon les prévisions, les prix papiers augmenteront en 2004 avec un minimum de 5%, sous influence de l’augmentation des prix de la pâte, des frais plus élevés (notamment an matière de salaires et de frais environnementaux) et le rétablissement des marges de vente. Ceci implique que si les imprimeries ne sont pas en mesure de facturer ces hausses aux clients, elles seront une nouvelle fois mises sous pression pour réduire leurs marges bénéficiaires, ce qui aura bien sûr une influence négative sur la rentabilité du secteur et peut endommager gravement la confiance des entrepreneurs du secteur graphique.
La baisse de la demande d’imprimés est causée notamment par la faible conjoncture internationale, par la modération des dépenses publicitaires, par les taxes environnementales exagérées (entre autres la taxe sur les imprimés toutes-boîtes instaurée par les communes et la taxe affichage) et par le remplacement des communications imprimées par des communications via Internet et e-mail.
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