François Dulac, président du Sicogif, en appelle à l'union patronale dans l'imprimerie française
"La profession doit réfléchir sérieusement à créer une union patronale destinée à rapprocher les 3 organisations actuelles, à savoir la FICG, le GMI et le SICOGIF. Le SICOGIF y est prêt." a-t-il déclaré ce matin lors d'une conférence de presse exceptionnelle organisée à Paris.
Pour François Dulac (Syndicat national des Industries de la Communication Graphique et de l'Imprimerie Française), cette union doit permettre à la filière de pouvoir relever les défis auxquels est confrontée la profession, de façon unie et dans le respect des 3 organisations actuelles.
Des défis qui s'inscrivent dans un contexte économique morose : alors que le secteur fait face à la plus grave crise qu'ait connu le marché publicitaire depuis les 25 dernières années, l'explosion du multimedia apparaît comme une évolution majeure qui impliquera un repositionnement indispensable du media imprimé.
En parallèle, l'évolution irrémédiable du marché vers le numérique sur des catégories complètes de produits implique une prise de conscience collective de la profession.
A cet égard, le président Dulac a cité comme référence le basculement du marché de la typo à l'offset.
Dans ce contexte "qui ne va pas à la facilité mais qui n'est pas dramatique" a-t-il tenu à souligner, la filière doit pouvoir être unie pour mener à bien des démarches qui aideront à la conduite et à l'accompagnement du changement dans les imprimeries mais aussi pour mettre en oeuvre une stratégie de communication de la branche.
Et de citer l'actuel projet d'éco-taxe qui, selon lui, reflète avant tout l'insuffisance de communication du secteur auprès des politiques.
Répondant à des questions de l'assistance sur la forme que pourrait prendre l'union proposée, François Dulac a précisé qu'elle devait l'être dans le respect des trois organisations actuelles et "qu'elle pouvait se faire rapidement sachant que cette démarche aiderait sans doute à faire augmenter le taux de syndicalisation des imprimeries qui est actuellement d'environ 30%".
Le SICOGIF ne doit pas oublier que dans un passé, encore récent, il était membre à part entière de la FICG, et qu'il a pris l'iniative de la quitter. La FICG a toujours eu la volonté de l'union des forces, dans le respect des différences. J'ai toujours appelé de mes voeux les anciens dirigeants du SICOGIF à rechercher ce qui unit plutôt que ce qui divise.
Que tous les responsables s'unissent, notre secteur industriel ne peut pas, aujourd'hui comme hier, s'offrir le luxe d'être dispersé aux sein de chapelles.