Dans les heures qui suivent ce jugement du tribunal de commerce d'Angers, l'INSEE, l'Institut National de la Statisitique et des Etudes Economiques, considère l'entreprise comme liquidée et notifie cette information dans ses bases de données.
Une notification lourde de conséquences pour l'Imprimerie du Centre qui, au fil des semaines verra des clients cesser toute activité avec elle sans explication.
Une explication qui ne viendra que 2 mois plus tard par le biais d'un donneur d'ordres, le ministère français des affaires étrangères en l'occurrence.
Par hasard donc, Dominique Orain, le dirigeant de l'imprimerie découvre la situation.
Informée de la gravité de cette dernière, l'INSEE reconnait ses torts et corrige l'information.
Le mal est cependant fait que l'entreprise estime à 440.000 euros. Une somme que le ministère de l'économie annonce être prêt à régler, sous réserve de la détermination du manque à gagner.
Et c'est là que le bât blesse car depuis des mois, l'imprimerie n'a rien reçu.
Pour corser le tout, l'administrateur judiciaire de l'imprimerie a indiqué la semaine dernière par écrit à l'INSEE qu'à défaut d'une provision, il serait contraint de demander mercredi 18 Mai au tribunal de commerce d'Angers l'arrêt de l'exploitation de l'imprimerie.
L'audience est prévue ce matin à 11h30.
Au pays de Courteline, ces messieurs "les ronds de cuir" ont encore frappé...