Fait divers : le président de l'Imprimerie Nationale française séquestré par des élus et des syndicalistes
Alors qu'il était en visite à la mairie de Flers (Douai) afin de rencontrer élus et syndicalistes, ces derniers lui ont réservé un accueil très particulier, pompeusement dénommé "garde à vue républicaine".
Le président de l'Imprimerie Nationale française (IN), Loïc Lenoir de la Cochetière, qui est en passe de sauver son entreprise de la banqueroute, au prix d'une lourde restructuration particulièrement onéreuse pour les contribuables, se serait sans doute bien passé de faire la Une de l'actualité de samedi.
Arrivé au matin à Flers (59) pour rencontrer des élus locaux afin d'aborder la question de l'attribution du marché de personnalisation des passeports biométriques au duo Thalès-Oberthur, il a été séquestré jusqu'à la réception par ces derniers, en fin de journée, d'un fax du ministère de l'intérieur fixant une réunion jeudi et suspendant la notification de l'appel d'offres.
Selon les organisation syndicales, l'attribution de ce marché de personnalisation à un consortium privé conduirait à terme, à une fermeture inéluctable de l'usine de Douai, usine qui emploie 340 salariés.
A noter que cette attribution à un groupe privé ne constituerait pas une perte nette pour l'IN, les passeports actuels sont personnalisés par les préfectures, mais un manque à gagner par rapport à une activité potentielle.