Marché de personnalisation des passeports : la CGT joue Villepin contre Sarkozy
Le syndicat en appelle à Dominique de Villepin, l'homme du CPE, afin de régler le problème. De là à dire que l'organisation syndicale souhaite jouer de la rivalité qui oppose les deux hommes...
Les secrétaires généraux de la Fédération du Livre du Papier et de la Communication, et des Finances, accompagnés de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, se sont adressés par lettre du 3 février au Premier ministre, pour lui assurer que l’Imprimerie nationale possédait tous les moyens techniques et les savoir-faire pour débloquer en moins d’un mois la réalisation des passeports biométriques.
Ils rappelaient que la loi du 31 décembre 1993 (art.2), relative au statut de l’Imprimerie nationale, lui confiait cette mission, et que l’appel d’offre illégal lancé par le ministère de l’Intérieur en avait empêché l’application.
Les responsables CGT en appelaient à l’intervention immédiate du Premier ministre, lui assurant que l’initiative du ministère de l’Intérieur de transférer la charge de travail à son imprimerie intégrée (Lognes, 77) ne faisait que retarder de plusieurs mois l’issue de la situation, ladite imprimerie ne serait opérationnelle qu’en mai 2006 !.
Les secrétaires des fédérations CGT, avec Bernard Thibault ont tenu à rappeler que selon eux, les salariés de l’Imprimerie nationale avaient tous moyens pour réaliser ces passeports.