Conseil Central du 23 juin 2006
Intervention de Jacques
CHIRAT, président de la FICG
Messieurs les Présidents, chers Confrères,
Le
Conseil Central de notre Fédération est toujours un événement qui nous permet d’écouter, de partager et de construire.
Celui que j’ai le plaisir de présider aujourd’hui a un relief particulier puisqu’il comporte à l’ordre du jour le renouvellement des
instances nationales et tout particulièrement de mon mandat de président.
Le moment est venu de saluer le travail accompli sous la mandature qui s’achève et de remercier les membres du Bureau exécutif qui se sont attachés à consolider la chaîne graphique afin de redonner ses lettres de noblesse à un secteur dont l’image n’est pas à la hauteur de ce que l’on serait en droit d’attendre d’une filière qui marie l’art et l’industrie, savoir et savoir-faire, mémoire et technologie, permanence et mobilité et pour finir, image et écrit.
Comme vous tous, j’ai connu au cours de ces dernières années des mutations industrielles qui ont profondément modifié nos modèles économiques.
Comme vous tous, j’ai constaté que certaines de ces mutations ne s’opéraient pas sous le contrôle du secteur et étaient initiées de l’extérieur par un nouveau comportement de certains donneurs d’ordre dont les pratiques cassent une partie de notre chaîne de valeur.
A un moment où ces mutations radicales sont en cours. A un moment où notre paysage graphique se recompose sous nos yeux, nous avons fait le choix de construire.
• Construire pour fournir le socle durable d’une ambition industrielle pour le secteur.
• Construire pour redéfinir nos modèles sociaux issus d’une convention collective inadaptée à la tertiarisation du secteur.
• Construire parce que notre identité professionnelle a changé et que la transversalité des compétences liée aux nouveaux métiers implique d’anticiper, de prévoir et de gérer.
• Construire parce que dans un secteur où les modèles industriels se transforment constamment, nous avons à expérimenter puis à maîtriser des nouvelles aires d’application de nos savoirs-faire.
Le monde est vieux,
le monde est neuf. Notre ambition est de construire la passerelle entre ces deux mondes et de nous en donner les moyens.
Pour concourir à cette ambition, nous avons élaboré une plate-forme de mandature dont les points forts reposent sur un triptyque : comprendre, prévoir, agir.
Comprendre parce que pour anticiper, il faut identifier les mutations des marchés, leurs glissements et l’impact des décisions des annonceurs sur le média imprimé.
Comprendre parce que la branche est confrontée à la nécessité de renouveler ses compétences à un moment de son développement où les modes opératoires technologiques se conjuguent avec la pyramide des âges pour nous y conduire.
Comprendre enfin pour identifier de manière impartiale celles des entraves à la compétitivité des industries graphiques qui pèsent sur notre outil, sur notre capital humain et sur notre organisation.
Donner vie à ces principes suppose avant tout de s’appuyer sur l’esprit réseau dont notre équipe est le garant.
Esprit réseau qui se matérialisera également dans les nouveaux rapports que nous souhaitons instaurer avec nos structures territoriales.
Esprit réseau enfin qui se traduira dans les prochains mois par l’élargissement de notre plate-forme fédérale à des métiers connexes qui ont fait le choix de nous rejoindre.
Ce sont les objectifs que nous nous sommes assignés en vous invitant à débattre de ce programme en n’oubliant pas de garder présent à l’esprit qu’au-delà de l’outil fédéral, nous sommes au service des
entreprises, de la pérennité des territoires dans lesquels elles sont implantées et de la trace que notre secteur veut laisser dans la sphère de l’engagement collectif.
Merci de votre attention et longue vie à notre engagement commun.